‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 9 sur 129 · UNITÉ DE TYPE DANS L'ART HUMAIN · texte numérisé non relu

UNITÉ DE TYPE DANS L'ART HUMAIN

je dirai qu' il est contraint à opérer de telle manière en force des lois mécaniques. Je ne pcrurrais alors me refuser de reconnaître que la nature aussi a été conduite à opérer de la S(y*te par les mêmes lois. Lois, qui réglant tout. avec précision et rigueur, se manifestent par des continuelles réapparitions, avec une constance qui prend l'aspect d'uniforipité: et elle prend la place de l'^m/iw*mité de type, de manière que je puis substituer à la formule unité de plan, cette autre formule; répétition par nécessité mécanique (1).

Supposons au contraire que le mécanicien démontre qu' on peut construire différemment les appendices locomotrices, ou préhensiles, soit dans un aspect général, soit en particulier adaptées au cas spécial du chien, du cheval etc. Ce qui sera ou mieux ou pire que ce qu' on voit tout-à-l' heure en nature. Nous ne nous occuperons que du mieux. Alors il appartiendra à M. Huxley, à M. Vogt, et autres, de porter des types exemplaires plus rationels , plus scientifiques de la patte du chien, du cheval, de la taupe, ou tout autre à leur choix. Ils pourront en même temps nous illuminer, nous autres petits mortels, sur les pitoyables défauts et erreurs de constiniction qu'ils trouveront sans doute dans plusieurs des extrémités de vertébrés. Car soit qu'un dessein capricieux ait réglé les serviles modifications des créations indépendantes, soit que tout vertébré dérive d'une seule souche avec varia-

(1) L' idée d' un conceptus primitif représenté par la formule unité de plan , selon lequel seraient ordonnés tous les êtres, et toutes leurs parties, serait, d'après ce qu'on vient de dire, un mot sans correspondance réelle.

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