‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 92 sur 129 · ÉLASTICITÉ DE L'AILE DES CHÉIROPTÈBES · texte numérisé non relu

ÉLASTICITÉ DE L'AILE DES CHÉIROPTÈBES

nécessité mécanique domine en maîtresse, et V unité de plan n'y maintient pas même d'honorables apparences.

Si la stabilité et une inclinaison déterminée du plan frappant, est une condition de toute aile en général; l'élasticité de sa surface en est une autre condition. On voit ce caractère porté au plus haut degré dans l' aile par excellence, l'aile des oiseaux. Les plumes sont des instruments élastiques et légers. Tout le monde voit qu'on ne pourrait substituer avec avantage aux plumes une plaque rigide. L' élasticité rend le coup gradué et plus doux pour l'animal, et évite à son corps toute secousse pénible ou tout soubresaut. La charpente osseuse de l' aile de V oiseau, dès r épaule à la pointe, n' a presque pas d' élasticité ; mais en partant de cet axe vers la périphérie de l' aile , tout est surface graduellement élastique.

De même chez les chéiroptères, de l'épaule au carpe on n'a presque point d'élasticité; c'est tout un axe osseux; mais, partant du carpe jusqu'à la périphérie de l'expansion alaire, on a l'élasticité fournie par la membrane crépue, (1) et quelque peu par l'effilement des os

(1) La membrane alaire présente plusieurs observations à ce propos. Des fibres musculaires, et tendineuses parcourent la membrane. « L' action simultanée de toutes ces fibres musculaires a pour résultat de tendre énergiquement la membrane du vol , en lui donnant une forme légèrement concave par en bas, condition évidemment très-favorable à Faction de ce parachute » dit Bert sur le PJialanger volant. Bull. Soc. PhiL 1866 pag. 7. Voir encore Alix. 1. c. Ces particularités décrites par M. Bert à propos du Didelphis petaurus , peuvent se rapporter encore à la membrane alaire d'animaux trèséloignés, tels que nos chéiroptères.

Page 1