‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 145 sur 361 · Traictie, Ibidem · texte numérisé non relu

Traictie, Ibidem

5. « Item princeps. per taies diversilicationes et sophistica-

ils pas se dire d'ailleurs, pour rassurer au besoin leur conscience, qu'ils ne font que suivre un exemple qui leur est donné da haut? Les princes étrangers eux mêmes Contrefont la monnaie locale et, remplissant la circulation d'une monnaie habilement imitée, ils' emportent pour eux le g-ain illég;^itime « que le prince cuydoit avoir » (ij.

De ce g"ain donc, bien peu de chose parvient au prince ; la plusg-rande partie reste à la foule des intermédiaires, aux. chang-eurs, aux courtisans, à ceux qui savent prévoir à temps les opérations projetées par lui. <( Et telz hommes — dit Oresme, qui a en particulière haine tous les financiers — prennent moult grant partie de g-aing, émolument, venant par les mutacions des monnaies, et malicieusement, voire par adventure, contre Dieu et justice, car ilz sont en moult grant richesse enveloppez, et si sont davoirtant de bien indignes » (2).

B. — Inconvénients des mutations dans l'ordre moral

ET POLITIOUE

Nous passerons assez rapidement sur les conséquences des mutations dans l'ordre moral. Le théologien qu Oresme restait au fond a pu se plaire à développer assez long-uement, à g-rand renfort de textes, les raisons de morale divine et humaine qui condamnent trop

tiones raonetarum, dat nialis occasionem laciendi Falsam raonetam, aut, quia minus est contra conscientiam eoruni, ipsam falsifîcare, ex quo apparat eis quod ita princeps facil, aut quia eorum falsitas non ita cito deprehenditur, quam si semper curreret bona moneta». (Tract. , c. 21 , p laS = fr. LXIII).

1. Traiciie, c. 20, p. 60= lat. CXXIlI. Cf. aussi le Prologue du translaleur, p. 111 ( passa (je suspect) .

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