L'Economique, I, 2, f* V, r
8. « Barbarici animi est cum fortuna niutare fidem » (Les Politiq., I, 1, f" II. r").
texte » et connaît «un très excellent auteur appelé Sallustus » (i). Parmi les poètes il allègue couramment Virgile, Lucain, Sénèque, il connaît « ung- poëte appelé Juveital » (2) et il pourrait citer au besoin Ovide « dans ses Festes » ou en lart d'Aimer u livre auquel il y a pechie » (3).
Ce qui est surtout intéressant, pour un docteur de cet âge, c'est qu'il ne dédaigne point la littérature moderne, même en langue vulgaire et qu il la mêle sans hésitation aux œuvres des anciens. Il a lu naturellement les scolastiques : il cite Albert, saint Thomas, saint Anselme, Hugues de saint Victor (4), ou le Polycraticus de Jean de Salisbury (5). Pour un « maître en divinité » il ne dédaigne point des œuvres plus profanes :il allègue aussi complaisamment l'histoire du roi Artus(6i, la Légende dorée (7), que le « liber Bellorum domini, que fist maistre Pierre de la Palu, patriarche de Iherusalem, des passages d'Outremer » (8) ; il se référera au besoin à Martianus Gapella : de nuptiis Mercurii et philologiae (9), ou même il rapportera en langue vulgaire un petit fableau, d' c ung poète fransais qui met l'exemple d'un petit vessel 0 (10).
I . « Ung très excellent auteur appelle Sallustus, soy complaignant de ce que les Romains étaient trop curieux des choses vaines et inutiles, disoit : ... » (Les Politiq., III, 3, fLXXIV).
2. « Si comme recite ung pœthe appelle Juvenal, la ou il fut dit : Ultra Sarmatas, etc. . . » (Les Politiq., III, 5, f LXXIII, v").