‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 195 sur 361 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

5. « Et pour ce sont aucunes petites cours pour telles petites causes, et sans appellacion, si corne en ceste provincie de Rouen les doïens royaulx jugent des causes qui ne passent V sols » (Les Politiq., IV, 25, f»CLX, r°).

des plus rares. Aux Politiques^ il parle vag'uement deux ou trois fois des règles des saijits canons (i), il cile expressis verbis un canon du Décret et une décrétale insérée au Sexte (2), il argumente une fois d'une lettre d'Innocent III sans en spécifier l'origine (3). Il n'est point sur dans ces conditions qu'il ait pratiqué les décrétalistes du canon Ouanto, spécialement Innocent IV, dont les développements auraient pu fournir plus d'une fois à sa doctrine l'appoint d'arguments singulièrement bien venus.

A-t-il connu la doctrine des romanistes? Oresme certainement n'est point un légiste, par tempérament. Il parle des légistes avec assez de dédain (4), il critique vertement leur formation, leur méthode de discussion (5), il proteste à plusieurs reprises et dans les termes les plus énergiques contre l'envahissement du » droit écrit de Justinian», auquel il se refuse à subordonner les statuts locaux (6). Mais il n'en est pas moins certainement instruit des lois romaines, et il possède des notions juridiques assez développées. Il cite couramment le Digeste (7),

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