‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 208 sur 361 · V. suprà, chap. préliminaire, pp. 54 et · texte numérisé non relu

V. suprà, chap. préliminaire, pp. 54 et

2. Vuitry, Le régime financier de la France, i""* série, p 144 •

APPLICATlOiN DE LA DOCTRINE 443

celle preuve brulale qui nous manque, il y a des ensembles de preuves morales qui ne doivent pas être considérés comme moins décisifs. El si dune part nous pouvons prouver quOresme, durant toute cette période, occupa auprès du prince, dans son intimité et dans ses conseils, une place telle qu'il avait accès à ses délibérations les plus secrètes, si nous arrivons à préciser que son œuvre économique était connue et encourag^ée par le prince, mieux que cela, qu'elle fut entreprise par son ordre, qu'Oresme fut auprès de lui l'initiateur peut-être, certainement le représentant le plus en vue de cette politique de réformes politiques et économiques qui est comme la caractéristique du règne ; si d'autre part, en analysant de tout près l'histoire même de la réforme monétaire, nous retrouvons à chaque pas, dans les faits, l'application constante, jusque dans les plus menus détails, des principes mêmes préconisés au Traité, et dans le langag-e des actes officiels le vocabulaire et les expressions mêmes du Traité à peine démarqué — si nous montrons enfin que les moments successifs de l'histoire delà réformation correspondent point par point, aux remaniements si curieux de la doctrine du Traité — la preuve neressortira-t ellepas elle-même, de ce faisceau défaits, de coïncidences, d'analog-ies, aussi parlante, aussi invincible, que de la mention formelle que le hasard jaloux nous a dérobée ?

Rôle et situation politique d'Oresme auprès de Charles V, histoire de la réforme monétaire, dans la période de lutte d'abord puis dans la période de stabilité définitive ensuite, tels sont les points successivement étudiés qui, en autant de chapitres, nous apportant «successivement la preuve de plus en plus palpable de l'influence de l'homme et de l'œuvre, nous mèneront, alors que l'application directe delà doctrine sera, commenous croyons.

ressortie indéniable des faits eux-mêmes, à l'étude finale des effets et des conséquences économiques de cette application. C'est aux faits eux-mêmes, alors, que nous laisserons la pai'ole, pour prononcer le jugement qu'il convient sur la valeur historique delà doctrine.

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