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combien toute cette réforme était factice et illasoire ; pour qu elle se maintînt quelques années seulement, il fallait continuellement y avoir la main, continuellement en remanier quelque détail. L'ensemble ne tenait point, et tout devait s'écrouler le jour où une main ferme cesserait de le soutenir.
B — Inconvénients du nouveau système financi
ER
La grosse difficulté vint pourtant du système financier que l'on dut inaugurer pour faire contrepoids à la réforme monétaire. Ce contrepoids était certainement
Tableau des crues payées aux monnaies de Tournay et de Saint-Quentin, de 1366 à 1380
(Ir
Ar^'
eut à 4
Date des
mandements
Prix
Prix
Prix
Prix
spécial 61 1.
commun
Lriie
spécial
commun
Criie
1363 29 avril (T)..
1366 18 août (T)..
1371 19 lévrier (T|
1372 7 août (T)..
lus s. Sd.
— 31 août (T)..
— 20 nov. (T)..
lOSs. 8d.
1373 27 avril (ï)..
lOSs.lOd.
— 30 sept. iS.O.)
lOSs.
— 13 oct. (T)..
MO s.
lOo s.
— 30 mars (S Q.)
1374 20 sept. (S. Q.'
— 12 dOe. (T)..
— 23janv.(T)..
— 29 mars (T) . .
1375 8 sept. (T)..
— 9 oct. (S. Q.'
109s. 6 il.
— 8déc.(S.Q.)
— 22(léc. (T,..
nos.
1378 26 nov. (T;..
IlOs.
nécessaire ; car l'abandon de Taltération et surtoutde la mutation des monnaies privait tout d'un coup le trésor royal d'un de ses revenus les plus certains. Il fallait trouver des moyens de finance nouveaux, des taxes de remplacoment ; mais ces moyens étaient fort difficiles à rencontrer, et ceux que Ion adopta offraient de graves inconvénients.
Il n'entre pas, évidemment, dans notre plan, d'étudier dans le détail les mesures auxquelles le g-ouvernement de Charles V crut devoir s'arrêter ; c'est là tout un aspect de sa politique financière, qui voudrait une étude complète. Mais nous devons relever tout au moins ce qui, dans cette politique, était intimement lié à la réforme monétaire, ce qui, à d'autres égards, était vraisemblablement la conception financière d'Oresme.
Oresme, à vrai dire, n'avait point très explicitement indiqué au Traité les moyens qui devaient compenser l'abandon des mutations de monnaies. Il reconnaissait bien que la réforme du système monétaire créerait un vide énorme dans le trésor du roi; qu'en renonçant aux mutations, il était probable que « le demourant de ses rentes ne suffiraient à son état entretenir » (i). Il reconnaissait bien même, que ces ressources qui lui échappaient sur les monnaies « se devaient retrouver ailleurs et prendre par autre manière ». Mais il ne nous en indique pas le moyen. Sans doute, il insinue quelque part que des réformes devront être opérées dans l'administration, que des économies sont à réaliser, des emplois inutiles à supprimer ; sans doute même il préconise, dans les cas urgents, l'expédient bien détestable de l'emprunt forcé (2). Mais tout cela évidemment ne peut mener bien