Cf. Ldtoslawski 282; Raeder loc. cit. supra
ses yeux, au point de vue scientifique, une sorte de nonvaleur. Mais, sans revenir sur des objections déjà faites, pourquoi, demandera-t-on, le Phédon, dans l'intervalle, n'a-til pas déjà commencé à développer l'esquisse peu scientifique du Phèdre'} C'est, répond un critique'^'', pour ne pas altérer la sérénité de Socrate mourant ! L'explication de Zeller (843, 3 [844]), pour être moins fantaisiste en apparence, n'est pas plus satisfaisante : Platon n'aurait pas voulu surcharger de cette démonstration difficile l'exposition déjà embrouillée des preuves de l'immortalité de l'âme. C'est, semblet-il, un expédient, que Raeder n'a pas tort d'appeler « désespéré », pour lever une difficulté dont l'unique principe est le parti-pris irréductible de Zeller relativement à la date du P/ièdi^e.
Certes on adopte une méthode moins aventureuse, quand, avec Gomperz^", on cherche dans le /*Ae(/o?z lui-même des traces de la doctrine des trois parties de l'âme, a Les parties irraisonnables de l'âme, écrit Gomperz, ...y sont si peu ignorées que la vie du sage y apparaît plutôt comme une lutte continuelle contre les désirs qui proviennent du corps. » On peut alléguer en effet ce passage du Phédon {^^ BC), où il est dit que les désirs, les craintes et toutes les passions viennent du corps et que le principal obstacle à l'ascension de l'âme vers la vérité, son bien naturel, c'est qu'elle est embarrassée dans la corruption du corps. A dire vrai, on pourrait trouver aussi la théorie en question dans le Gorgias, que tout le monde est d'accord pour placer avant le Phédon : Platon y fait allusion, en passant (493 AB) à une doctrine, d'origine pythagoricienne sans doute, des parties de Tâme. Mais, disent les uns, est-il croyable que Platon, admettant la tripartition, ait cependant appelé àine, sans réserve ni restriction, une seulement de ces parties (Haeder 173 sq.)? D'autre part, en supposant même que l'on eût raison de voir dans le passage
136. Brandt Zw Entivich. d. platon. Lehre von den Seelenleilen 1890, p. 26, ap. Raeder 174.
137. Tr. fr. p. 455; de même Windelband (Gesch. d. altcn Philos., ap. Zeller loc. cit.).
LK I'I«(>»I.I;MK 1)K I.A THIl'AiniTION 1)K L'AMK 113
(lu Phédon mit' (htcliiiif des parties de ràiiic, il faiidrail coiivoiiir (|ii(' ccllr (loiiiiiic, sons la lorme (iiii lui ost doruiro, est très diUV'i'iMitc de la doclriiic du P/trdrr, i|ui placMi l(;s deux |iarti('s infcM'iiMinvs dans rcsscncc ukmiic de l'ànic. Or t'olte t'oneeplioii du Phédon se raj)pr(»clici'ail hcaucouj» do colle de la /{rpu/ilii/ur r\ du Timrc, (pii, de mémo, co dernier surtout, c'onsidèreul les parLios iuféi'ieuros oonuiio surajoutées à l'àmo à la suito do son union avoc lo corps.
A co propos, (îo.Mi'Eiiz {/oc. cit.) déchiro le point de vue du Phédon supérieur à celui du Phèdre. Cotte opinion ne me semble pas exacte. Je crois tout au contraire qu'il faut, comme je tenterai de le montrer plus tard '^^ considérer la th«H)rio du PJtrdre comme un perfectionnement des conceptions de kl République et même du Timée. En cliercliantdans l'essence, ou, comme il dit, dans Vidée môme de l'Ame des éléments capables d'expliquer sa ciiute, Platon me paraît avoir voulu donner la raison de l'addition, à la partie raisonnable de l'Ame, dos parties inférieures. Or c'est la théorie de la composition de l'âme du monde dans le Timée qui est sans doute le principe immédiat de cette recherche : nos ûmes, il ne faut pas l'oublier, sont composées de la môme manière que les âmes astrales et que l'âme du monde (41 D, 69 C). Mais le Timée n'avait peut-être pas suffisamment montré ni pourquoi ni comment les dieux inférieurs sont conduits à joindre à l'âme immortelle une âme mortelle, faite ellemême de deux parties. C'est en somme ce dont le Phèdre rend compte : l'Ame a dans son essence première la raison de sa chute. D'autre part, la théorie du Timée est elle-même le développement d'une indication de la République : dans ce dernier dialogue, en effet, l'Ame est incidemment (X, 611 B) présentée comme un composé dont les parties sont si merveilleusement liées que, à ce titre même, ce composé échapperait à la dissolution. Or il est manifeste que la composition dont il est ici question n'est point celle qui charge
138. Cf. § 138 . On trouvera à cet endroit des indications sur les antécédents de celte conjecture.
il4 LE PROBLÈME CHRONOLOGIQUE
l'âme des misères qui résultent de son union avec le corps [ibid. Gll BC). Aussi bien le Phédon, qui pourtant affirme la simplicité de l'Ame en elle-même, se bornait-il à affirmer sa ressemblance et sa /^«yen/e avec l'Indivisible (79 D, 80 B). De même, le Timée semble dire que, si, de sa nature, l'Ame n'est point indissoluble, puisqu'elle est une essence mixte et un composé, en revanche, ce serait a le fait d'un méchant de vouloir dissoudre ce qui est beau et bien proportionné » (il AB). 11 n'en est pas moins vrai, et voilà justement l'apport du Phèdre à la constitution définitive de cette doctrine, que cette composition essentielle et foncière de l'Ame est précisément ce qui peut conditionner sa chute et son existence mortelle. Ainsi en résumé, du Phédo7i au Phèdre, en passant par la République et le Timée, nous voyons évoluer la doctrine de la nature de l'Ame. Pour la seconde fois (cf. § 94, p. 8G), le Phèdre nous apparaît donc comme postérieur au Timée. Il s'ensuit que nous ne pouvons à fortiori Xq considérer comme antérieur au Phédon.
§ 107. — Cette discussion se lie de la façon la plus étroite à celle qui concerne les preuves de l'immortalité, et le problème pourra être résolu exactement de la même manière. — La difficulté se présente de la façon suivante. D'une part, la preuve de l'immortalité qui est donnée dans le Phèdre (245 C-246 A) est valable pour l'Ame en tant que composée, dans son essence, de trois parties. D'autre part, il y a accord entre le Phédon (78 BG), la République (X, 611 B) et le Timée (41 A fin, 43 D fin) pour poser en principe que tout ce qui est composé peut être dissous. Dans le premier dialogue, ce principe conduit à démontrer l'immortalité de l'Ame par sa simplicité, laquelle résulte de ce que, purifiée convenablement par la philosophie, elle est seule capable de connaître son semblable, le Simple et l'Immuable, c'est-à-dire l'Idée (79 D-84 B). A la vérité, nous l'avons vu, il ne s'agit là que d'une indissolubilité approchée (80 \\), et cette réserve se précise dans la République, où nous voyons]qu'un composé aussi parfait qu'est l'Ame peut cependant être éternel (611 B), et dans le Timée, où l'indissolubilité résulte de la perfection
IJ-: l'HiilJLKMK DK i;iM.MORTAIJTK DE L'AME 115
môme (In iiiclaiii^c cl de la \ dloiih' de ct'liii (|iii la l'ail (il AD, 4.'{ D). Tmilclois dans la H<'publi(ju<\ tandis (|U(', d'nnr pari, riiniuoi'lalili' so prouve [lar ce l'ail (pic, nial,i^i'('' la pcrvcisil('' qui résulte pour (dic ^W s(tn union avec le corps, l'Auu' ne peut iK'annioins être d(''truile idUS D-lilU K), d'iiutre pari, il nous est dil e.\press(''nienl ((il I |{-GI2 A) qu(; l'Auie ûo'xl plutôt être consid('Méc dans la pureté de son essence, à part de son union av(>c \v corjis el dans son rapport avec la Vérité, avec ce cpii est divin cl étern(d, c'csl-à-diri^ avec l'Idée. Au contraire le Timée attribue explicitenicnl rininiortalité à la partie raisonnable de l'àme et à elle seule {\\ I), (iO CD). Ainsi il y a concordance, d'ailleurs partielle, entre les déclarations du Phédon, de la République et du Tunée, désaccord des trois dialogues avec le Phèdre.
^ 108. — Toutefois, d'après Ueberweg {Unters. 285 sq.; cf. Lltosl.vwski 3.")3 sq.), il y aurait quelque cbose de commun entre le Phèdre et le Timée. Dans ces deux dialogues, disaitil, nous trouvons en effet cet axiome que tout ce qui est principe est indestructible, corruptible au contraire tout ce qui est conditionné. Or, ajoutait-il, dans le Phédon'û y a quelque chose de plus, c'est cette autre proposition que le conditionné lui-même peut être impérissable, s'il est dans un rapport nécessaire à ime Idée déterminée excluant la mort, à savoir l'Idée môme de la vie (103 C-107 A, principalement 103 E, lO.ï E sqq.; cf. 102 DE). Il en concluait que le Phédon a sa place après le Ti?née , comme après la République. Tout le monde s'accorde, aussi bien les partisans de l'ancienneté du Phèdre que les adversaires de cette hypothèse, à rejeter l'opinion de Ueberweg en ce qui concerne la place du Phédon. On fait remarquer que la République se réfère manifestement au Phédon, non seulement d'une manière implicite (611 B-612 A), mais, comme nous l'avons déjà vu (§ 94, p. 85), en rappelant d'autres preuves (cl àVAc. \b-(y.) qu'il suffisait de compléter ^^^
139. Cf. Zeller 827, 3 [828 sq.], Raeder 239. — Si Glaucon manifeste de la surprise, 608 D, en entendant parler de preuves de t'immorlalilé de l'àme, cela ne prouve pas que le X^ livre de la Républ. soit antérieur au Phédon. Platon se propose sans doute, au contraire, de rappeler indirec-'
D'autre part, Zeller fait remarquer avec raison que, dans le Thnée, il n'est pas question de principe et de conditionné, mais seulement de simple et de composé. Il y aurait néanmoins, selon ceux qui placent le Phèdre avant le Phédon, ceci de vrai dans la conjecture d'UEBERWEO que le Phédon marquerait, au point de vue qui nous occupe un progrès réel sur le Phèdre. Celui-ci ne considérait Fâme que comme principe de mouvement (24;') C sqq.), l'autre voit en elle, par suite de son union avec l'Idée de la vie, le principe de la vie et, par là même, du mouvement'^". On peut en outre prétendre que le principe « tout composé estpérissaljle », graduellement développé et précisé dans le Phédon, dans la RépubliqiiP, dans le Timée, rectifie la preuve en quelque sorte intiMiipérante du Phèdre.
Il me semble que c'est l'inverse qui est le vrai : Platon n'abandonne pas peu à peu, tout en le maintenant tliéoriquement, le principe de l'immortalité d'une Ame composée; il s'élève au contraire progressivement à ce principe, en partant de l'idée de l'immortalité de l'Ame envisagée comme une substance simple. Ce n'est qu'incidemment qu'il s'avise dans le Phédon que, si l'Ame avait la simplicité absolue, elle se confondrait avec l'Idée. x\vec la République, il commence à apercevoir, sans cesser d'admettre pourtant que tout ce qui est composé peut être dissous, que les composés très bien faits pourraient bien être éternels : telle est justement l'Ame. Mais n'est-il pas très difficile d'accorder cette forme parfaite de composition à une Ame dans laquelle se trouvent des éléments de corruption? Sans doute, la prédominance de ces éléments n'est môme pas capable de faire périr l'Ame. Il n'en est pas moins vrai qu'il est préférable de s'en tenir à la nature essentielle de l'Ame, dans son rapport avec la simplicité des Idées (611 B-6I2 A). C'est alors que le Timée vient débrouiller ce qu'il y avait d'embarrassé et d'équivoque dans
temenl la fiction qui, dans le Phédon, a placé l'exposition de ces preuves devant un cercle d'amis qui assistent précisément aux derniers moments de Socrate. Cf. Raeder, 255, 1. Voir aussi § 103 fin. 140. SusËMiHL iV. IHat. F. l 39.
LK l'IlOULK.MK DE L IMMOUT AMTK UK L'AMK 117
l'ottc» attitiith' : oui, il rcsl»' vnii (|U(' tout ce ((ui est composé peut (Mrc dissous, cl le Dcuiiui'f^c [)oun'ail di'lruirc les inélaii^'cs ([iiil a si jiahilciiiciil coiislihh's ; mais la |)crfccli()u niciiic (le ci's UK'Iaiim's, dcsonnais prouxc'c, nous ^araiilil leur conservation, parce (|u'il ne poui-rail apiiarlenir cpi'à uno \"olonlt'' niau\aise. ce tpii n'est pas le cas, di' xoiiloir la ruine de ce en tjuoi ri'sidiMit la prt)porUon el riiarinonie. LaTitnée a découvert en elTcl iMi (juoi l'Ame est un composé très bien fait : c"(>st en tant (pie, dans sa nature essentielle, le Môme et l'Autre soid combinés selon les nondjres les plus barmonicux et s(don les figures les j»lus parfaites. Quant à ses deux parties inf(''rieures. elles n'entrent j);is dans le mélange; elles ne participeront donc pas à l'immortalité que ce mélange doit à sa p(>rfection, et ainsi l'àme supérieure seule doit être immortelle. Entin Xa Phèdre, en mènu' temps qu'il coordonne la doctrine de la République et celle du Timée, développe certaines idées de ce dernier dialogue. En premier lieu, c'est, nous l'avons vu (§106, p. 113sq.). dans l'Ame essentielle ellemême, dans le mélange, si parfait soit-il, qui la constitue, qu'il cherche la raison de l'existence en elle de deux parties mortelles ou, en d'autres termes, la cause de sa chute. D'autre part, tout en reprenant du Timée la notion d'une àme universelle (cf. toute la démonstration de l'immortalité de l'àme 245 C sqq. et 246 ^s./in.), le Phèdre semble dépasser le point de vue du Tijnée, en ce qu'il paraît bien admettre que l'Ame est un principe de mouvement, antérieur à toute génération comme à toute corruption, indépendant par conséquent de l'action fabricatrice du Démiurge. En outre, il montre, mieux que le Timée (cf. 36 E), que cette àme est immortelle en tant précisément qu'elle conserve dans l'Univers le mouvement et la vie. Ce n'est donc pas le Phédon qui perfectionne le Phèdre : tout au contraire, ce dernier dialogue élargit la preuve par l'Idée de la vie, en la reliant, avec le Devenir tout entier, aux propriétés motrices que l'Ame possède par sa nature même.
Ainsi, en résumé, la conciliation de la doctrine de l'immortalité de l'Ame avec la croyance à sa composition, à
peine entrevue dans le Phédon, ébauchée maladroitement dans la République, exposée dans le Timée, s'achève et se développe dans le Phèdre. Une troisième fois, le Phèdre nous a donc semblé être postérieur au Timée : nous pouvons donc conclure qu'il ne saurait être placé avant le Phédon. Ajoutons encore deux brèves remarques, pour finir. Si le Phèdre était antérieur au Banquet, au Phédon, ne serait-il pas vraiment étrange qu'il fît dépendre une démonstration de la nature de l'Ame de ce principe qu'elle est immortelle? Cette façon de procéder me semble impliquer que l'immortalité de de l'Ame est désormais pour Platon un dogme incontestable, dont il importe plutôt de reconnaître toute la portée que de fournir de nouvelles preuves. En second lieu, et ceci pourrait bien être décisif, la seule preuve de l'immortalité qui soit retenue dans les Lois (X, 894 E-895 C, 896 AB), c'est, comme nous l'avons déjà vu (§ 94, p. 85), la preuve même du Phèdre.
§ 108 bis. — Une dernière question nous reste, celle des rapports du Phédon avec le Banquet : nous ne nous y attarderons pas longuement, car une discussion à ce propos serait pour notre sujet médiocrement instructive. La plupart des historiens considèrent le Banquet comme antérieur au Phédon. Ils allèguent le développement plus considérable de la théorie des Idées dans ce dernier dialogue, ou bien une conception plus haute de la destinée du philosophe : dans le Banquet (20i AB), celui-ci n'est qu'un être intermédiaire entre l'ignorant et le sage, dans le Phédon (82 B), c'est un homme qui s'élève jusqu'à la condition des dieux (cf. Rae- DER 179 sq.). Mais qu'est-ce que cela prouve? Si le philosophe approche de la béatitude divine, on peut en avoir conclu par la suite qu'il devait être considéré comme inférieur aux dieux, mais comme supérieur au reste des hommes, bref comme un être intermédiaire. D'autre part, le Banquet peut tout aussi bien supposer que conditionner l'exposition plus abondante de la théorie des Idées, que nous trouvons dans le Phédon.
Teigh.muellkh a donné deux raisons intéressantes de placer le Banquet avant le Phédon^^^ : l'une se fonde sur ce que,
141. Zeller 506, 1 lui attribue, par erreur, l'opinion contraire.
RAIM'ORTS l)V l»IIÉDON ET DU HANQUET 119
IMaton, se |)i<»|)(>s;in( de ir|K»ii(li'c au painplilot do l'olycj'ato (cf. v!} 80) ri lit' corriger la maladroilc i'(''|>ons(> d'Isocralo dans son /)V/s//7.s-, Miirail voulu refaire au vrai le portrait (\v. son inaiire : il aurait rouniieuci' |iar i'éi)oiidre, eu (MMjui concorno K's relations de S(»erate avec Alciliiade et, ainsi qu'il était naturel, il aurait d'abord montré le j)liiloso[)lic dans la plénitude de la \ ie avant de lo montrer sur le point de mourir*'*^ l/aulre raison, qui se rattache à celle-ci, c'est que rallusion du Banquet (1>'1'.\ D), que le mC'me homme doit être poète trafique et poète comique, serait entièrement inexplicable si elle ne se rapportait au Phédon, lequel est en efïet la tragédie de la mort de Socrate après la comédie du Banquet ''^^ Ces vues sont ingénieuses et pourraient bien être vraies : il faut reconnaître qu'elles présentent sous un jour très satisfaisant une incontestable corrélation.
La thèse opposée a été soutenue par Natorp {Platos Ideenl. 128, 163). Le Phédon lui apparaît comme étant « le réflexe tout à fait immédiat du voyage d'Italie et de Sicile. » Il en donne comme preuves principales : le choix, pour interlocuteur de Phédon, d'Echécrate, affilié aux doctrines pythagoriciennes {Phédon 88 D), disciple des Pythagoriciens Philolaûs (le maître de Simmias et de Cébès, 61 D); Platon l'aurait connu à Athènes et rencontré de nouveau au cours de son voyage en Italie ^^^; la comparaison avec l'Etna (111 DE); la nécessité de nombreux voyages à l'étranger pour former le philosophe (78 A) etc. En outre, dit-il, tandis que, dans le Phédoji, Platon est encore hésitant, en ce qui concerne le rapport de l'Idée à l'apparence, entre la doctrine de l'immanence et celle de la transcendance, dans le Banquet au contraire son parti est pris : le point de vue de l'immanence