‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 225 sur 276 · ὟΝ CR Ε · texte numérisé non relu

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ntre de l'univers sont déduites de considérations 'har art onie et de convenance.

“Mais l'univers corporel se meut : car le corps pour essence de représenter visiblement les mouveients invisibles de l'âme. Or l’idée est immobilité : Pimmobile vaut mieux que le mobile. Done le uvement qui convient à la sphère céleste, c'est Θ᾽ αἱ qui ressemble le plus à l’immobilité, qui concilie 8 mouvement et le repos, le mouvement de révoition sur soi-même (ἐν τῷ αὐτῷ #21 ἐν ἐχυτῷ) ‘3; et ce iouvement comprend en lui l'identité et la diférence, l'unité et la multiplicité. « Nous apprenons que, dans sa rotation, ce mouvement, emportant à a fois le plus grand et le plus petit des cercles, se partit selon une proportion réglée aux plus grands Ὁ aux plus petits, se faisant proportionnellement lus grand et plus petit. Aussi ce mouvement est-il a source de toutes les merveilles de l'univers (τῶν μαστῶν ἁπάντων), il communique en mème temps grands et aux petits cercles des lenteurs et des | ess es qui se conviennent entre elles (ἐμολογούμενα), iénomène que l’on pourrait préjuger impossible ? > mn ouvement sphérique rend possible une pluralité mouvements qui diffèrent par la grandeur des reles parcourus, par la vitesse des parcours, par la

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1. Timés, 34 a. — Lois, X, 893 c: ἐν μιὰ ἔδρα, ἐν ἑνί. — Cf. Repu- 1, 436 ο, sqd.

. Lois, X, 893 c d.

direction enfin : car le mouvement de révolution d'une sphère sur elle-même peut se faire en une infinité de sens différents. Or toutes ces différences sont réalisées dans le ciel visible : les planètes son 7 d’abord emportées, toutes ensemble, par le mouve ment circulaire universel, qui est le mouveme ti diurne du ciel des étoiles fixes ; puis chacune ἃ 80 à | ἡ mouvement propre, de direction oblique, et géné- : ralement contraire, par rapport à lui *. Deux espèces de mouvements circulaires, par leurs combinaisons; suffisent à rendre compte des apparences célestesk È le mouvement de révolution sur soi-même, en premier lieu, et, en second lieu, le mouvements de révolution autour d’un centre. « On dit que sont mus en plusieurs lieux (κινούμενα ἐν πόλλοις) les objets qui, mus d’un mouvement de translation, passent constamment d’un lieu à un autre, soit toujours selon un même centre (ἑνὸς βάσιν κέντρου χεχτημένα), + soit selon plusieurs centres, s’il y a rotation (τῷ Rep χυλινδεῖσθα!) ? ». Il semble qu’il y ait, dans cette ἃ | tinction, à n’en pas douter, allusion à la théorie d épicycles, naissante sans doute à l'époque où Plat écrivit les Lois. C’est donc 10] le lieu d’insister sur point que Platon ἃ toujours donné dans ses écrits le caractère mythique aux représentations cosmogras« phiques des mouvements célestes, soit afin de rendre |

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