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CDE

Si Ton admet que la cohésion soit égale à la moitié du coefficient d'élasticité, la valeur de ce coefficient est, d'après la théorie précédente,

4 CDE Cette valeur du coefficient d'élasticité ne diffère de la valeur

(•) Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. LUI, p. 267; i858.

SUR LA COHÉSION DES CORPS SOLIDES. 56l

donnée par la relation (4) que par la substitution du coefficient I au coefficient {.

On a insisté déjà sur le caractère de la relation (3); cette relation doit être considérée comme une loi limite. 11 suffit d'observer que des théories, d'origines très diverses, conduisent à des relations à peu près équivalentes.

5. Lorsque la chaleur spécifique sous pression constante est égale au triple de la chaleur spécifique absolue, la chaleur consommée en travail interne et externe, lorsque le corps s'échauffe sous pression constante, est égale au double de l'accroissement qu'éprouve la chaleur réellement existante à l'intérieur du corps.

Dans les corps solides, le travail extérieur est très faible par rapport au travail intérieur. Si l'on suppose que la chaleur spécifique sous pression constante C d'un corps solide soit égale à trois fois la chaleur spécifique absolue K, la chaleur absorbée en travail intérieur est sensiblement égale à 2KdT, lorsque l'unité de poids du corps solide éprouve la variation de température dT sous pression constante.

Le travail intérieur a dans ce cas pour valeur

dk=:^ 2KEdT.

D'après la valeur de la cohésion, donnée par la relation (2), le travail intérieur, dans ce cas, a pour expression

(5) dk — ^dv.

Le travail intérieur est égal au produit de la cohésion par l'accroissement de volume.

Cette expression du travail intérieur manque évidemment de généralité. Si l'on considère l'eau à zéro, par exemple, la cohésion p, définie par la relation (f ), est une quantité essentiellement positive ; l'accroissement infiniment petit de volume Fm. Thermodynamique. 36

dif est une quantité négative. La relation (5) conduirait donc à admettre que, dans la dilatation de Teau, sous pression constante, à partir de zéro, la chaleur consommée en travail intérieur doit être négative. On a vu précédemment que la chaleur consommée en travail intérieur dans ces conditions est égale à environ 0,6 pour une élévation de température de i degré.

L'expression du travail intérieur, représentée par la relation (5), ne convient donc que dans certains cas particuliers, lorsquUl s'agit, par exemple, de certains corps solides.

L'expression précédente du travail intérieur convient au cas limite, où la chaleur spécifique des corps solides est égale au triple de la chaleur spécifique absolue.

6. La valeur de la cohésion, qui se rapporte à ce cas limite, conduit à une conséquence relative à la valeur du volume invariable occupé par les atomes.

La cohésion est définie par la relation générale

KTE = ip(r — 4/).

Dans le cas particulier qui nous occupe, la cohésion a pour

valeur

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