HISTORIQUE
« Un gros cœur, un gros cou, de gros yeux. »
C’est ainsi que PETER avait défini le goitre exophtalmique, appelé encore maladie de Graves ou de Basedow. En d’autres termes : tachycardie, hypertrophie thyroïdienne, exophtalmie, tels sont les trois grands symptomes dominants de la maladie.
Le facies du malade est caractéristique.
Il a pu même le paraître assez pour que Léonard de Vinci eût l’idée d’en esquisser le masque presque tragique.
Hippocrate déjà, si nous en croyons Saint-Lager, avait signalé certaines variétés de tumeurs du. cou accompagnées « d’exorbitisme ».
Longtemps, la thérapeutique du goitre exophtalmique est restée cantonnée dans le domaine purement médical. I] fallut que l’ère de l’antisepsie apportât aux chirurgiens assez d'assurance pour que, vers 1880, l’Académie de Médecine, émue des « entreprises criminelles » tentées par de trop aventureux opérateurs