F1C HT EL
Alors sa femme est toute seule, elle a peur... elle m’a dit : Si vous vouliez me tenir compagnie... Alors elle m’a donné une lettre pour vous... Afin que vous ne me grondiez pas...
R A AB
Une lettre de madame Barnabe!...
FICHTEL.
Oui... monsieur Raab...
R A A B , lisant.
« Je soussigné reconnais que le petit Fichtel est resté trois jours à la maison et qu’il s’y est très-bien conduit... »
TOUS
Ah !...
RAAB
Assez! et puis'ça ne nous regarde pas... et nous n’avons pas le temps de nous occuper de ça... (a Fichtel.) Veux-tu gagner six mille florins...
FICHTEL.
Je ne demande pas mieux...
RAAB
Eli bien, gagne la timbale... allons, chante...
FICHTEL.
Vous voulez...
PRUTH
Chante... et gagne la dot... ou je te flanque ma malédiction.
(Fichtel chante sourdement.)
RAAB
Maintenant tu peux enfler ta voix... enfle... ^Fichtel fait un errort en rain.) Assez! Assez!... Mais c’est donc un pari... Ah I Allez vous habiller... déployez vos bannières... rendez-vous au concours... allez vous faire battre cette année, comme vous l’avez été l’année dernière... comme vous le serez jusqu’à la con-ommation des siècles... vous ii’êles plus des Tyroliens, vous êtes
LA TIMBALE D’ARGENT
des dégénérés! Et quand vos fils, comme c’est l’usage, iront faire leur tour dans les grandes villes, ils reviendront les mains vides et l’on dira : Ça... des Tyroliens... allons doncl. . Ce sont des Savoyards, des scieurs de long... des porteurs d’eau!... Vous êtes tous des gniaffes !... Oh !... (Il s'arrache les cheveui.) Oh ! !a-ï-tou de mes pères!... Finis Tyroliæ... !n rentre un instant dans «r maison. — Tout le monde sort excepté Pruth. — On enlève le tableau do musique*)