SCÈNE XI
PRUTH, FICIITEL , sortant du cabaret, fl est ivre.
L’ivresse doit être h peine indiquée.
PRUTH, tombant sur une chaise.
Oh! gueux I gueux de Ficlitel !
FICIITEL, à la cantonade.
Mais, père Wilhem, puisque je vous dis que je ne peux pas rester, la femme au juge Barnabé de Felkirch m’attend pour me donner une seconde lettre... ainsi, faut que j’y aille... Oh ! voilà mon oncle... Bonjour, mon onde.
PRUTH, fürieux.
Petit mi... mi... misérable f II est gris... Dieu me pardonne!...
FICHTEL.
Je suis gris!... moi!... J’ai pas seulement bu dix chopes, il n’y en avait pas seulement plein mon chapeau.
PRUTH
Mais ça m’est égal... Tu sais que je t’abandonne.
FICHTEL.
Vrai!... alors liberté! Oh! c’est moi qui vas m’en payer des Feldkirchiennes.
PRUTH
Petit gredin I apprends que toutes les femmes du Tyrol sont honnêtes... et d’ailleurs, qui est-ce qui voudrait de toi?
LA TIMBALE D’ARGENT
Non!... Demandez ça à madame Barnabé.
PRUTH
Oh!
FICHTEL.
Chut!...
PRUTH
Et moi qui avais encore la bêtise de croire qu’il allait h Feldkircb pour y retrouver sa voix...
FICHTEL.
Ma voix à ce prix-là!... Ah! mais non! n’en faut pas... j’aimo mieux les femmes... pas les femmes d’ici... parce qu’elles sont amoureuses comme des chamois... mariées à des hommes qui leur rendent bien la pareille... Tandis qu’à Feldhirch... (n pleure.) Pauvres femmes abandonnées!..,
PRUTH
Abandonnées?...
FICHTEL.
Pauvres victimes d’une société fondée depuis trois ans pour l’amélioration du chant... Si vous connaissiez la recette des Feldkirchiens pour conserver leurs voix?...
PRUTH
Qu’est-ce que j’apprends là?
Si vous connaissiez les statuts épouvantables qui régissent cette société, dans laquelle tous les jeunes gens... tous les maris se sont enrôlés... mon oncle, vous comprendriez que j'ai une mission.
PRUTH, & lui-même.
Voilà peut-être le mystère que nous cherchons...
FICHTEL, lui donnent un livret.
Tenez, les voilà les statuts... C’est la femme du juge Barnabé qui me les a donnés pour sa justification. Lisez ça, et frémissez!...