SCÈNE IV
Les Mêmes, MULLER.
PRUTH, bas à Muller.
Courage! Tout le canton a les yeux sur toi. (a i>on.) Est-il bète ce pelil-là !
LA. TIMBALE D’ARGENT
R A AB, h Huiler.
Garneitont... serpent que j’ai réchauffé, ou plutôt que j’ai voulu réchauffer dans le sein de ma nièce! Réponds! sais-tu bien que taMoIda, que tu étais si pressé d’épouser... Pourquoi étais-tu si pressé?... ma patraque n’allait pas assez vite!... Polisson ! elle demande le divorce I
MULLER
• Monsieur Raab!
RA AB
Ta femme n’est donc pas jolie? *
MULLER
Oh! si !...
RAAB
Elle a peut-être des défauts... (a solda) Si tu as des défauts dis-le !
MOLDA.
Mon oncle, grand’mère dit que non.
RAAB
Grand’mère dit que non!... Ah! c’est à s’arracher les cheveux.
PRUTH
Ne faites pas ça!... (a part) Et puis, je n’en ai plus besoin!...
RAAB
Enfin!... ici je suis la loi!... Vous demandez le divorce?
TOUTES
Oui ! oui !
RAAB, ouvrant le livre de la loi.
Attendu... que le divorce est admis... moi, Jean-Isidore- Max Raab, juge du cercle de Grogaleaudesedlitz, j'ouvre le code du ménage tyrolien... et je lis : « Tout époux qui demande la séparation do corps devra au préalable et suivant l'usage, passer vingt-quatre heures en tête à tète avec sa moiiié dans la prison du canton!» La prison ne vous fait pas peur?...