FI CH TEL
Je ne partirai pas!...
RAAB, à Prutb.
Eh bien, qu’est-ce que vous allez faire de cet argent-là?
P R U T H , embarrassé.
Moi... mais... tiens, mais au fait, qu’est-ce que je vas faire de cet argent-là - ?
RAAB
Et ii y a un proverbe qui dit : Les bons comptes font les bons amis, restituez, (niui enlève ie sac.) Restituez, monsieur.
(H lui enlève brutalement sa perruque et la met sur sa tête.)
PRUTH
Ses cheveux aussi.
RAAB
Mesdames, je VOUS le livre. (Les hommes s'apprêtent à tomber sur Pruth et le menacent de leurs bâtons.) Pas ici , en Sortant ; VOUS
savez; on vous attend au bout du corridor.
RAAB, rendant le sac à Muller.
Muller... cher enfant, reprends ta dot... c’est seulement aujourd’hui qu’elle t'appartient... Est-ce que tu veux toujours divorcer, Molda ?
MOLDA.
Oh! non, parrain !... Ce n’est pas le moment.
RAAB
Nous y gagnerons peut-être moins de timbales.
M’tiîrt'ER-
Ça ne fait rien, monsieur Raab. Nous nous rattraperons sur le boxeur.
LA TIMBALE D’ARGENT
RA AB
Pourtant, il y en a encore une à décrocher, et celle-là, c’est la plus dillicile.
MOI. I)A, s’avançant, au publie.
L’ succès est un mât dont l’assaut N’est pas toujours chose banale ; Nul ne doit se vanter trop haut D’aller décrocher la timbale.
On débute, on est plein d'espoir.
Nul doute que tout réussisse.
Messieurs, ne dites pas ce soir.
Crac! v'ià qu’ça glisse.
Encore deux qui n’ l’auront pas, La timbale, etc., etc.
Muller chante les derniers vers avec Molde. — Reprise par tout le rhrrur.
fit d’ Invent:
K. Aureau. — Imprimerie de Lagny.