MADEMOISELLE LEGA8C0N
Diable I
LEDUC
Mais des soupçons incohérents, vagues, généraux, universels... Je n'aijusqu’à présent suspecté qu'un jeune homme, qui est dans l'éclairage, et encore je n'ai aucune preuve... Bref, je ne connais pas à ma femme un seul amant... mais peutêtre en a-t-elle quatre !..
MADEMOISELLE LECASCON.
Doux sufRraient.
UMDDC.
Car, c'est comme un fait exprès, depuis quelque temps, quand je rentre chez moi...
Air de Fleurette.
Je trouve ma vieille servante.
Qui me dit avec embarras :
• Monsieur, madame est chez sa tante,
• La pauvre femme est bien soulTraiilc,
- Madame ne lentrera pas... >
Deviiiez-vous, femme étonnante.
Dans quel but mon épouse va.
Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente.
Coucher si souvent chez sa tante ?
SADEMUISELLC LECASCOS, à part.
Il 11' faut pas êtr' sCrcibr' pour ça ! (iis.) DEUX1É.ME COCPLET.
La nuit dernière je m'éveille...
Mon épouse, en dormant, parlait.
Intrigué, je prèle rureiile.
Et je l'entends dire à merveille ;
« Dieu ! que cet imbécile est laid ! • Devinez-vous, grande sibvlle.
De quel homme, en rêvant, elle a Dit d une façon peu civile :
« Dieu ! qu'il est laid, cet imbécilel •
MADEMOISELLE LECASCOH, à part.
Il u' faut pas étr' sorciér' pour ça I (iis.) LEDUC.
Je vous on conjure, faites parler la science, et dites-moi avec franchise si je suis... ou si je no suis pas...
MADEMOisELLL LEGASCON, à part, fiant.
Comment ! c'est pour savoir...
LEDUC
Vous devinez ce que je veux dire.
MADEMOISELLE LEGASCON.
Parfaitement, Monsieur.
LEDUC, cherchant du regard.
Eh bien I où est donc le marc de mon moka P
Il est sur le fou... il mitonne...
LEDUC
AhI du moment que le marc mitonne...
MADEHOISDLLE LEGASCON.
Hais, en attendant, les cartes vont nous apprendre si l'épouse de Monsieur...
LEDUC
Sans moka?..
MADEMOISELLE LEGASCON, rùinl, Ù part.
Oui... si elle s'en moqua... (.tppelant.) Cavagnonx , apparais ! (Cavagnoux entre par la porte de la cuisine.) Mes grandes cartes jaunes ornées de croissants !
CAVAGNOUX '.
Votre grand jeu turc ?
LEDUC
Non... non. Madame, je vous en prie... en fait deturc, je ne reconnais do puissance qu'au marc, au marc le plus brûlant.
CAVAGNOUX, à part.
Hein!., il demande le marc... Filons! {Il sort par la première porte à gauche.)
MADEMOISELLE LEGASCON, Ù pari.
Diable! je n'ai pas le temps de préparer...
(Haut.) Impossible, Monsieur... le marc de café no fonctionne qu'aux heures solennelles de midi ou de minuit.
Pas plus tét?..
MADE.>.:OISELLE LEGASCON.
Midi OU minuit... c'est l'heure du grand Ira la la...
CAVAGNOUX, en dehors.
Venez, Madeinni-clle, venez...
MADEMOISELLE LEGASCON. passant à gauche ", Une cliente!..
LEDUC
Encore une sans doute qui vient demander son destin à b destinée !.. O incertitude !
Air ; Gentil-Bernard (troisième acte.) ignorant le destin.
Bien souvent, pauvre humain.
Au basuid en cheroiu !
On obcniine!
Constaniiiicnt incertain ,
Comment saurai-je enlln.
Quel destin
‘ L. Ca. Hile I.
*• L. Mlle L.