‹ La Tolérance de l'Utérus Gravide à l'Égard du TraumatismeChapitre 36 sur 37 · II. —— Pour faciliter la réaction · texte numérisé non relu

II. —— Pour faciliter la réaction

Dans certains cas de traumatismes, quand l’accouchement prématuré est inévitable, et que la vie du fœtus est en danger, on peut accélérer la réaction par l'administration d’extrait du lobe postérieur de l’hypophyse pour obtenir un enfant vivant.

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ETUDE MEDICO-LECALE

L’interruption de la grossesse est-elle la conséquence du traumatisme ? Voilà la question qui sera souvent posée au médecin expert. Celui-ci doit se montrer très circonspect avant de reconnaître une relation de cause à effet pour ne pas commettre une injustice. Une interprétation exacte et impartiale de faits s'impose.

Nous avons vu plus haut la grande résistance qu’oppose la grossesse normale même à un violent traumatisme alors qu’un traumatisme des plus légers peut compromettre une grossesse pathologique. Avant d'admettre l’action causale d’un traumatisme, il faut éliminer donc toute autre cause d’avortement et bien établir la filiation des faits.

L’accidentée a souvent plus d'intérêt à garder le silence ou à égarer l’enquête qu’à éclairer l’expert, ce qui ne facilite pas la solution du problème.

Il faut d’abord s’assurer qu’il s’agit d’un avortement. Des hémorragies irrégulières d'autre nature peuvent donner le change. Il faut exclure l’avortement criminel qui est si souvent mis sur le compte d’un traumatisme. La fièvre, des lésions génitales dues à l'introduction d’instrument, la longue rétention ovulaire parlent en faveur d’un avortement provoqué.

L’avortement criminel exclu, on doit examiner de plus près les rapports qui unissent le traumatisme et l'interruption de la grossesse. On pourrait adopter la conduite suivante :

1° Constatation et vérification de l’accident, ses détails, etc. (ce qui est plutôt l’affaire de la société d'assurance) ;

2° Constatation des lésions subies par la femme ;

3° v a-t-il une prédisposition à l'avortement ? (Obs. 2, 3). On ne saurait trop insister sur l’importance de ce facteur qui est souvent méconnu ou négligé. Dans une observation de METZGER (obs. 18), la prédisposition ne s’est maniftestée qu’à l’occasion d’un second avortement spontané ;

4° Le traumatisme a-t-il été d’une intensité particulière ?

5° Importance de l'intervalle entre le traumatisme et l’apparition des premiers symptômes cliniques.

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