Applications pratiques. — Exemples
Nous obtenons ainsi, avec un seul cliché, une grande partie de la courbe de noircissement d’une émulsion, au besoin avec l'écran renforçateur même qui sera utilisé pour la prise des clichés. Il est superflu d’insister sur la commodité et la rapidité d'exécution que cela peut procurer.
Nous insisterons cependant sur deux détails très importants de technique :
1° Le balayage doit être rigoureusement uniforme;
2° La trace doit être très longue pour diminuer les erreurs commises sur les mesures de longueur. Dans nos expériences, elle était de 6 em. environ. Elle gagnerait à être doublée, ce qui est facile.
Quoi qu'il en soit, la conformité de la courbe I de la figure 29 avec nos prévisions est une excellente confirmation de nos calculs.
EXEMPLES. — La possession de cette méthode rapide nous a incité à étudier l'influence sur la courbe de noircissement de la nature de l'enveloppe du film, et de l’existence d’un dossier du tomographe.
A priori, si l’on impressionne un film nu, et si l’on trace sa courbe de noircissement, puis si l’on trace la courbe relative au même film, en interposant entre le foyer et lui un corps absorbant, nous devons trouver, pour la même intensité lumineuse débitée par le foyer, des divergences de deux ordres :
a) L'existence du corps absorbant affecte l'intensité d’un facteur dû à l’absorption, dans la formule (1) I, est remplacée par k.L,, avec # — e—#, en appelant y le coefficient d'absorption de la substance, et z son épaisseur moyenne. La courbe subira une translation parallèle aux abscisses : si nous traçons les deux courbes sur un même graphique, la translation inverse les amènera à coïneider.
b) Un corps absorbant diffuse de la lumière, qui viendra, au hasard, impressionner le film. Un point de la trace recevra donc une énergie supérieure à celle qu'il devrait recevoir, énergie émanant de tous les points du milieu diffusant. En première approximation, nous pouvons admettre qu'elle est constante en tout point, I] faut corriger la formule (1) et remplacer I(x) par I(x) + TV: le terme l traduit la diffusion. Il est, en première approximation, indépendant du temps de pose, au cours de la prise du cliché tomographique.
Sur la courbe de noircissement, il intervient en déportant la courbe, ou plus exactement en lui faisant subir une distorsion parallèle à l’axe des ordonnées. L’amplitude de cette distorsion varie avec le rapport I(x)/l. Elle sera d'autant plus marquée que I(x) sera plus faible : c’est-à-dire dans la portion non rectiligne de la courbe.
Pour les intensités assez grandes, l’ sera petit vis-à-vis de [(x) dans nos expériences. Il faut tenir compte aussi du changement de longueur d'onde du rayonnement diffusé. On peut résumer ces résultats sous la forme suivante :
Les courbes de noircissement ne peuvent plus coïncider, tout au moins dans leurs portions curvilignes, par déplacement.
Notre dispositif expérimental a été des plus simples : nous avons utilisé notre rectangle de plomb : pour étudier l'influence de la cassette, le film était sur une de ses moitiés recouvert de papier noir, sur l’autre dans la cassette; pour étudier l'influence du dossier, ce dernier diaphragmait la moitié du faisceau. Le terme I, était donc rigoureusement le même pour chaque film, et nous étudiions les portions homologues de la trace. Ces expériences ont été recommencées chacune trois ou quatre fois, avec des émulsions et des intensités différentes. Elles nous ont fourni des résultats con-
cordants.
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Fic. 28.
log x I. Courbe de noircissement par ia méthode tomographique (film dans papier noir).
Il. Courbe de noïrcissement par la méthode classique. III. Cassette de carton, dossier.
[V. Cassette de carton, sans dossier.