APPLICATIONS PRATIQUES
Le procédé ‘de VALLEBONA-BoZZETTI, pour coupes verticales, est de la classe B 2 (trajectoire circulaire perpendiculaire au fil), et un fait analogue risque de se produire lorsque l’anele & de rotation du film défini à partir de sa position initiale (fig. 5), est voisin de 90°. Suivant l'application qu’on en fait, ce cas se présente réellement ou non.
Dans le procédé de JauBERT DE BEAUIEU [61] pour coupes horizontales, il se présente réellement. Il va sans dire que
lorsque ce passage à l'infini a lieu, les formules du chapitre m1 donnant l’épaisseur de la couche de coupe ne sont plus valables.
Le hs le] [4 f=-£ F
Fic. 30.
Le foyer décrit la droite (C). Le centre du film, w, une droite parallèle. Le film II est perpendiculaire à (C).
n est un point objet, » son image, Pn son plan.
Le plan de coupe est le plan perpendiculaire à (C) passant par O (centre d’homothétie).
Le foyer part de F; et passe par F, F, F, F;. Ce sont les dispositions entre F, et F, qui correspondent à l'aire hachurée de la figure 31.
Ce peut être également le cas de procédés de la classe B 1 à trajectoire rectiligne dont nous allons donner un exemple réellement étudié par nous.
34. — Essais de tomographies horizontales avec un tomographe à balayage vertical.
Nous avons essayé (d'obtenir avec le tomographe dont nous disposons des tomographies horizontales du malade assis.
Le procédé était théoriquement fort simple; il suffisait de modifier le porte-cassette de façon à pouvoir utiliser un film
horizontalement placé (fig. 30). La figure montre que le procédé était bien de classe B1, et que le passage à l'infini de l’image d’un point situé dans le plan P, avait lieu pour la position F, du foyer. La cassette de carton était impression-
INTRER
Cette figure représente la variation de £ en fonction de h.
née sur les deux faces; h variait de — h, à + h,, et il était facile de voir que la distance vw, séparant les positions initiales et finales de l’image d’un point n était, si l’on appelle r la distance du point objet à la trajectoire {C) du foyer :
-— ch
D) Vis — à ENS = ; (A — K)?h? — c?
Cette longueur est fondamentalement différente de la trace, car il est facile de voir qu'elle ne contiendra pas de points v, images instantanées ide n. Il est évident que la trace de v sera une droite passant par le point de rencontre du film et de la trajectoire du foyer. Au lieu d’être un segment continu comme dans les procédés de classe A, ou certains du
groupe B, la courbe {v) sera formée de deux segments d’une
même droite séparés par une coupure. Pour que (v) soit continue, il faut que le foyer ne rencontre pas le plan de l’objet n.
Si l’on admet qu'un petit objet plan parallèle à P est vu continu si la coupure est plus petite que 1 mm., on trouve que l'épaisseur de la coupe est de 1/10 de millimètre en répétant le calcul du chapitre 1.
On aura donc un excellent effacement. Cette particularité est commune à tous les procédés utilisant des faisceaux de rayons très inclinés sur le film, à quelque classe qu’ils apparhennent; cela revient pour ceux où l’on peut définir un angle de coupe à accroître celui-ci.
VALLEBONA et Fran et Lacroix utilisent au maximum: cette propriété.