‹ La TomographieChapitre 11 sur 124 · PRET SA · texte numérisé non relu

PRET SA

dans l’espace l’image plane offerte par le cliché. La tâche est facilitée par la propriété qu'ont les rayons ‘de traverser les organes et de se propager en ligne droite. Les techniques sont assez nombreuses et comprennent toutes les méthodes de radiosculpture, de restitution par épures et de stéréoradiographie [112]. On peut y joindre la méthode fort ingénieuse de Mazvoisin [69] et la tomographie qui fait l’objet de ce travail.

La plupart de ces méthodes comportent l'inconvénient majeur de ne pas laisser de documents. Elles font intervenir, de plus, une bonne part d'interprétation personnelle dans la vision même de l’image.

La tomographie seule laisse une image permanente, ne nécessite un appareillage spécial que lors de la prise des clichés. Si l'interprétation des images peut, comme tout fait clinique, susciter discussions et controverses, l’image possède une existence réelle; elle est marquée sur le film, et il n'y à pas besoin d'éducation de la vision pour la voir. Elle est, de plus visible sans artifice et fera partie du dossier du malade, où on pourra la manipuler comme un cliché ordinaire. C'est ce qui explique la vogue... et les abus de cette méthode, qui, en théorie, n'offre absolument aucune supériorité sur les autres techniques proposées, souvent plus élégantes.

Le but de la tomographie est d'obtenir une dissociation des images superposées par ‘des déplacements conjugués convenables de l’ampoule, du sujet et du film.

On obtiendra ainsi sur le cliché une image nette de la région visée, tandis que les régions voisines seront floues ou estompées.

En fait, la région nette sera une surface P. C'est elle que l’on appelle la « surface-coupe ».

Tous les points de P auront sur le film IT une image ponc-

ne

tuelle. Tous les autres points de l’objet H auront comme image une ligne (leur trace ou « leur sillage »). Nous dirons que pour tous les points de P la condition de stigmatisme est réalisée, et pour ces points-là seulement.

Pour des raisons de commodité évidentes, il est préférable que la surface-coupe soit un plan, mais il n’est pas interdit de caresser l’idée que, dans certains cas, elle pourrait être une surface gauche.

Au cours de l'étude géométrique qui va suivre, nous allons étudier les conditions à observer pour obtenir ces surfacescoupes. Ceci nous fournira un cadre commode pour tenter une classification rationnelle des procédés utilisés à l'heure actuelle.

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