Le critère de netteté
L’épaisseur de la tranche de coupe.
I n'existe pas dans le corps humain d'objet offrant les caractéristiques d’un point géométrique. On peut considérer que les plus petits sont les menues calcifications pulmonaires, coupes (de bronches ou de vaisseaux qui offrent un diamètre fini de l’ordre du millimètre.
1. Remarquons que cet angle est la moitié de celui utilisé par nos devanciers. Pour les mouvement de classe B (fig. 8), il correspond à l’angle de wx, avec wF;, en appelant F; la position initiale du focus,
pee
Ces points seront vus nets si leur déplacement reste audessous d’une certaine longueur, assez arbitraire, qui dépend en partie des dimensions du petit objet et de son opacité par: rapport aux tissus avoisinants.
Cette limite n'excède pas 1 millimètre: c’est cette longueur que nous choisirons donc dans nos calculs.
Nous pouvons ainsi définir ce que l’on peut appeler le « critère (de netteté DE
Pour qu'un objet suffisamment petit puisse être considéré
comme net, il faut que sa trace ait un déplacement maximum à 1.
Ceci se traduit par la relation :
[uv” | < Ô ou VDO
I est facile de voir, d’après les formules /6) et (7), que lv | est une fonction croissante de c.
1% cas : COURBES DE LA CLASSE À.
Si on appelle D le déplacement maximum du foyer, (6) s'écrit : vw = cD/A — K)h — c; vw? < & signifie que € est compris entre les racines de l’équation :
(8) [2 — D?Je? — 2041 — K) he + (1 — K)2h28? — 0.
Le discriminant de cette équation, (1 — K}*h*®D*, est toujours positif.
Si les conditions (1) et (2) du numiéro 12 sont observées, une racine est positive, l’autre négative. La racine négative est plus grande en valeur absolue.
Il n'existe pas de surface-coupe, mais une couche-coupe,
1. On peut donner une autre définition, meilleure dans certains cas, du critère de netteté. Soit deux petits objets situés dans un plan parallèle au film. Si le plan de coupe les contient, ils donnent comme image deux taches opaques séparées par une distance à. Sur un cliché ultérieur, ils donneront une trace d’effacement. On dira qu'ils sont dans le plan de coupe s'ils sont encore vus séparés, c’est.à-dire si leurs traces sont inférieures à ô. Cette défnition se rapproche de celle utilisée dans l’acuité visuelle.
Il y a là toujours une certaine part d’arbitraire. Nous montrerons ultérieurement que cela se traduit expérimentalement de façon assez précise.
limitée par deux plans parallèles à P et situés de part et d'autre de P.
Le plan P,, compris entre le plan de coupe et le foyer, est plus près de P que celui compris entre P et le film.
Ceci se traduira par le fait expérimental qu’un point situé entre le plan de coupe et l’objet sera plus longtemps vu net que s’il est entre P et le tube.
L’épaisseur de cette couche est :
(1 — K)hèD DD.
(9) Le| = 2
On peut en général négliger à devant D° et écrire :
A — K)ñS.
% cas : COURBES DE LA CLASSE B 2.
Le même raisonnement nous donnerait une équation en c:
(A0) [# — 4R?sin26] ce? — 2 (1 — K)R® cos 8 — ec + (4 — K)°R°?%° cos 0 — 0, dont le discriminant est :
4(1 — K)2R#6? cos? © sin? ® toujours positif.
On verrait de même que P1 et P2, limites de la couchecoupe, sont situés comme dans le premier cas. (1 = K)R?8 cos © sin |
11) e| — 4 3 (49) [el C 5 —ZR’sin° © |
è est petit devant 2R° sin” ©, car l’angle @ est toujours assez grand, et on peut écrire :