Vérifications expérimentales
1° La vérification expérimentale est assez aisée. Il suffit d'explorer la trace avec un photomètre ou un densitomiètre. Les formules ne sont exactes que si l’objet est opaque et s’il existe un noyau.
Pratiquement, nous avons utilisé comme objet un rectangle de plomb, orienté de façon que la trace ait la direction de sa longueur. Notre choix s’est porté sur ce type d'objet simplement parce que, pour réduire les erreurs de mesure, on a intérêt à avoir une longueur de trace la plus grande possible pour concilier ceci avec l'existence du noyau (À < «), il faut prendre une longueur d'image « assez grande.
Un point important de la méthode est la régularité du mouvement tomographique. C’est la condition la plus difficile à réaliser. En utilisant un balayage assez rapide, on diminue, à cause de l’inertie de l’appareil, les temps morts.
Pour des raisons diverses, nous avons été amené À tracer dans des conditions un peu différentes treize courbes (de noircissement. Nous avons toujours trouvé, pour les portions rectilignes, un accord excellent.
Il importait tout d’abord de tracer la courbe par les voies ordinaires : ce qui a été fait avec des bouts de film enveloppés de papier noir.
On a ensuite pris des tomographies de l’objet sur film entouré de papier noir.
Les résultats sont consignés dans le tableau V.