‹ La Tonelli operacomique, en deux actesChapitre 13 sur 46 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MANELLI seul.

Va t va, pauvre papillon , te brûler à ces regards flamboyants! quoi qu’en disent les fats , nos dames n’ouvrent pas à tous ceux qui frappent à leur porte... je voudrais bien connaître celle de nos princesses qui a fait cette brillante conquête... elle me devra un collier, ma chère camarade... 11 sera peutêtre écouté... taudis qu’à moi, Piétro Mànelli, premier chanteur du roi de Naples, garçon d’esprit, je m’en pique... on me tient la dragée haute... et pourtant il s’agit . non d’un contrat de comédie, mais d’un vrai mariage... aussi, je me surs adressé à la signora Tonelli , la plus franche coquette de toute la compagnie... et elle prétend ne terminer, que lorsqu’elle aura la preuve de mon entière conversion à la raison... l)iable ! si elle me voyait maintenant. (Il trébuche.) Mais ça se passe... oui, ce qui ne se passe pas aussi facilement, ce qui reste au contraire, pour me faire enrager, ce sont ces maudites lettres de change à cet usurier de Naples, lo perp Bernardone, trois mille ducats !... «e n’est pas une bagatelle !... bah ! le '•'re

Bernardone est mort... il aura emporté la créance au diable, où il est allé. (On entend rire au dehors.) Ah 1 voici la signora... du sang-froid, de la tenue 1

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