‹ La Tonelli operacomique, en deux actesChapitre 20 sur 46 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Ah ! revenez, me# beau» jours u

De soutTrance et d’amours,

Je tous regrette toujours !

Ah [ l’ingrat Carlino, durant ma pauvreté Il s’est enfui !... maintenant, qu’en partage , Je tiens un brillant héritage,

•' . 811 revenait T j’aurais de sa fierté ! . l

i ■ . lion ! je sens ma faiblesse !

J’aurais, pour lui, même tendresse !

Aimer et feindre la froideur,

Mais c’est bouder contre son coeur !

Et, bien qu’il m’abandonne,

Je ne puis oublier nos danses et nos jeui ,

A taj fête de la Madone...

Ab ! quels moments heureux !

C’est fête à Lazzara !...

Tra la ra !

On chantera !

Tout Naples y sera !

Tra la ra I On dansera!

Jeunes gens, la tarentelle Nous invite, noos appelle,

Ecoutez, troupe Gdile Les grelots et le tambour !

Qu’il fait beau snr cette plage !

Arec la brise au visage.

L’on danserait nuit et jour !

C’est fête à Lazzara, etc.

Puis, quand finit la cadence Vient la douce confidence :

Sans frayeur, ni défiance L’éme ra s’épanouir...

Fillettes, de la prudence !

Le coeur ému par la danse Est facile h s'attendrir.

Fillettes, de la prudence 1 Craignez de tous repentir...

C’est fête h Lazzara, etc.

(Elle devient rêveuse.)

IIélas.1 à cette fête,

Commençaient nos amours !

La promesse y fut faite De nous eimer toujours 1

(Chassant sa rêverie.)

C’est fête à Lassera ! etc. J

la

(Soupirant.) Hélas 1 y songer, ne le fera pas revenir, le scélérat !... il ne pense plus à la pêcheuse d’Amalfi, sa petite Bettina ! Ah! voyons, voyons... occupons-nous de nos affaires... carj’en ai à présent que je suis riche, et de fameuses !..,, d’abord, la fourniture de la marée pour la bouche du Roi, par suite de la succession de mon oncle Jérôme Bernardone... ce qui, par parenthèse, m’amèDe à Caserto, pour m’entendre avec le grand majordome... il paraît qu’il faudra de l’esturgeon... on en aurai... ensuite les lettres de change de ce signor Mauelli... toujours par suite de la succession... quelque pigeon que mon oncle aura plumé... il joignait un peu d’usure à son commerce, le brave homme... J’avais écrit à ce M. Manelli de m’attendre ici... mais je ne le vois pas... il n’est pas pressé... il a bien tort d’avoir peur... est-ce qu’on peut être dur au monde, quand on a été pauvre!... Ah ! ça, mais le temps se passe... le grand majordome m’attend... dans l’inquiétude sur l’esturgeon... ma foi, je cours au château, je reviendrai plus tard... ( Elle va pour sortir , Ùarlino entre.)

SCÈlffS XI.

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