‹ La Toscane au moyen âge; architecture civile et militaire (volume 2)Chapitre 10 sur 24 · VOLTERRA · texte numérisé non relu

VOLTERRA

-f Ista domus quando féliciter omine blando Optinuit metam divino minière letam Rector erat rursus Vulterre tune Bonacursus.

De Bellinsone cum multa vir ratione Qui imperat turbis gratissnnus istius urbis Et genitus Claris est arduus ex Adimans + Riccardus lioc opus fieri fecit tum sapienter Qui civis dicitur corne laudabilis terrœ.

Les planches que nous joignons à ce texte, XXXIV, XXXV, dispensent dune longue description; il est cependant nécessaire d’indiquer plusieurs modifications qu’on a dû introduire sur l’état actuel. — L’ancienne ringhiera ou tribune aux harangues, que les Florentins détruisirent avec la liberté de Volterra, en 1472 (comme Napoléon fit démolir celle de Florence, en 181 2), a été rétablie sur la façade du palais. — Nous nous sommes dans cette restauration servi du même procédé qu'au palais de la Seigneurie de Florence, dont la pierre plus blanche à une certaine place détermine les dimensions des anciens rostres ; nous avons ici suivi dans le soubassement les assises plus brutes des pierres que cachait jadis cette petite terrasse, pour en mesurer ainsi les limites. — On arrivait de cette ringhiera dans une loge ouverte au rez-de-chaussée; les arcades de cette loge, qui subsistent encore, bouchées parla maçonnerie, ont été rouvertes sur notre dessin (1).

Nous devons avertir aussi que l’escalier est plus moderne que le palais; on y trouve des peintures & des inscriptions du xve siècle. Il fut probablement refait à l’époque de la victoire des Florentins.

Le Campanile (2), dont le plan, pl. XXXIV, & la position en porte-à-faux présentent un vrai tour de force de construction, fut renversé par le tremblement de terre de 1846, & relevé sur le même modèle, sauf le tabernacle des cloches pour lequel on imita grossièrement la tour de Florence; nous sommes revenu le plus exactement possible à la forme de l’ancien beffroi, en rétablissant les quatre colonnes qui supportaient les cloches, & dont les anciennes gravures font foi.

Nous avons encore replacé l’horloge d’après la fresque qu’on verra rapportée sur la planche XXXIV.

Les pl. XXXVI & XXXVII contiennent les représentations de divers palais dans les environs de celui des Prieurs, & complètent l’étude de l'architecture civile de Volterra.

(1) Voyez une phàtographie que M. Baya, un amateur distingue' de Volterra, a bien voulu faire pour mes études.

(2) Voyez Fontani : Viaggio pittoresco in Toscana.

PcAett* du P/an. et du Pro/il

Page 1