LA PALETTE IMPUISSANTE
IL faut que je renonce â peindre avec des mots, Sa chevelure ébouriffée aux ors revêches, Ses yeux droù, s'embusquant, l'amour tire ses flèches,. Sa taille souple et cette gorge aux fruits jumeaux.
O subtil Fragonard ! que n'ai- je ton pinceau, Pour pendre avec sa joue qui offre, humide et fraîche; Sous les givres du riz, comme un velours de pêche, Sa narine où frémit comme une aile d'oiseau !
Ou que n'ai-je plutôt, moi dont l'àme tranquille
A son jeune sourire a fixé ses destins,
Le pouce impérieux qui maîtrise l'argile !
Je dresserais parmi les fleurs et l'odorante Fumée et la lumière et leur pourpre, aux festins, Sur le marbre, son buste aux lueurs transparentes.
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