TC RI AP
J'en rougis!... henrrusement vous êtes seule... Vous savez que je me mets mieux que ça ordinairement.
CÉSARIXB.
Mais, par quel accident?... tu l’es donc battu?
TCRIAP.
A peu près I j'ai eu un conflit avec un flnel
CÉSARIXB.
Un âne ?
TCRIAP.
Sur le dos duquel je suis venu de Manient... A moitié chemin, voilà mon baudet qui lait le grand écart et m’envoie piquer une tète dans un fossé I
CÉSARIXB.
Enfin te voilà, c’est le pnncip.il.
TCRIAP.
Jo voudrais bien me nettoyer.
CÉSARIXB.
ie t’attendais avec une impatience... ton ami est arrivé. TCRIAP.
Mon ami?...
CÉSARIXB.
Ce jeune homme qne tu as rencontré à Mantes...
TCRIAP.
Ah ! oui I à Paubergo.
CÉSARIXB.
C’est donc vrai?... et tu lui as emprunté son paletot?
TCRIAP.
C’est à lui le paletot?
CÉSARIXB
Tu ne le savais pas?
TCRIAP.
Ma foi, non... qu’est-co qu’il vient faire icit
CÉSARIXB.
N’est-ce pas loi qui Pas envoyé?
TCRIAP.
Moi!... c’est-à-dire qu'il voulait m’emmener avec lui cl j’ai refusé.
CÉSARIXB.
Pourquoi? tu as eu tort...
TOSIAP.
Oui, à cause do fine...
CÉSARIXB
Je ne sais si jo dois le prévenir...
TCRIAP.
Un instant... je voudrais d’abord me nettoyer..
CÉSARIXB , qui regarde dans la rouliaae.
Du reste je l'aperçois qui vient de ce côté I
TCRIAP.
Lui ?... voyons... (il va regarder aussi. ) Mais ce n'est pas celui-là t... jo ûe Pai jamais vu*
CÉSARIXB.
Ah! j’ai été sa dupe I
scirxE vu.
Lbs Mêmes, GAILLARD.
GAILLARD
Ah I ma tante... est-ce que Balthtzard?... (Aprrevnat TurUf.) Tiens, un inconnu... (a Césanne.) Quel est ce juuue homme?..,
CÉSARIXB.
Ce jeune homme!
gaillard, qui l’a examiné , à part.
Oh ! il a mon paletot... c'est Turiaf...
CÉSARIXB.
Vous ne le connaissez pas?
GAILLARD
Si faitl... si fait)... c'est Turiaf...
TCRIAP.
Pardon, monsieur, je n'ai pas l’honneur...
CESARIXB.
Vous voyez bien qu’il ne vous connaît pas, lui.
GAILLARD
C’est vrai...
CÉSARIXB.
Et vous vous disiez son ami...
GAILLARD
Eh bien? je vous ai dit que j'étais son ami... mais je ne vons ai pas dit qu'il était le mien... tous les jours on est Parai de quelqu'un qui n’est pas le vôtre...
CÉSARIXB.
Monsieur, c'est indigne!... vous avez surpris ma religion...
GAILLARD
Ah ! elle est bonne... je no sais pas même de quelle religion vous êtes... et puis, après tout, qu’est-ce que vous demandez?... puisque que je suis dans vos intérêts... Oui, Turiaf .. comptez sur moi... mais allez-vous brosser mon cher, vous êtes affreux. TCRIAP.
Monsieur, le hasard seul...
Vous avez bien arrangé mon paletot 1
TCRIAP.
Ce n’est pas moi, monsieur, c'est un Sno...
GAILLARD
Ça revient au même... entrez vite dans ce pavillon, brossezvous jusqu'au sang, et présentez-vous ensuite comme le vrai llallhaxard...
TCRIAP. I
Ah! vous savez?
GAILLARD
Je sais tout, et je vous épaulerai !
TCRIAP, à part.
•Je n’y comprends rien, mais je vais toujours me nettoyer... (Il entre dans le pavillon.)
aciarx vin.
GAILLARD, CÉSARINE. puis BALTIIAZARD.
GAILLARD
Il est charmant, ce petit Turiaf!... il a vos yeux, vos joues, cl votre menton...
CÉSARIXB.
Oh! vous vous trompez...
GAILLARD
Non, vrai I ça saute aux yeux... (a part.) Je la taquine., Baltiiazard, son mouchoir sur la ttgurc.
Ah I gredin de cocher I scélérat de cocher 1 misérable cocher I
Hein! quoi?... Baltiiazard!
CÉSARIXB.
Perruchon ? •
GAILLARD
Le vrai... l’unique Perruchon...
BALTBABARD.
Comment, c’est vous... chez monsieur Canada...
GAILLARD
Heureusement pour vous...
BALTBABARD.
Au fait, je n’en suis pas ttché... pourriez- vous me procurer une compresse avec du l'eau et du sel?
GAILLARD
Qu’cst-co que vous avez donc ?
BALTIAZABD,
Voyez ! (Il se découvre la fiRurr
Oh I ciel I
GAILLARD
CN DROLE DE PISTOLET
ctnitiNE.
Votre barbier vous a coupé?
■tLTOMàftA.
Ce n’est pas un barbier c'e 3 l un cocher, parce que je suis venu a pied...
GAILLARD
Comment!... vous dites uu cocher?.»
BtLTIlAZARD.
Je suis venu à pied, mais j’ai runcontré uno calèche... il y avait derrière une planchette, une espèce de machine pour s’a>seoir... avec une rangée de pointes, pour empêcher île n'a^scoii*, cependant... on pouvait à la rigueur so tenir de protil.»
Air i Du piège.
Il Allait en prendr’ «on parti.
Et cotnnT J'aime à faire des malices, y grimp* derrière en rntimlnl,
Et je m'aiMols avec délices...
catLL.Ul>.
Sur les pointes ?...
RALTBAIARD.
Non, s'il vnnsplattl je m'en »*ral* gardé. Je tou* Jure,
D’ailleurs, c’ n’est pas ça qui pourrait M'avoir abîmé la figure.
cilAftuta.
Monsieur I
lUTurni».
Oh I pardon Y... celte basse plaisanterie m’a échappé I
GAILLARD
Voua voilà derrière la calèche, et je prévois les suites...
IALTOAZARD.
Monsieur... il faut que les cochers aient des yeux dans U> dos... BufTon n’en parlu pas, c’est un oubli... le mien a deviné
3 un j’étais derrière son fiacre et il m’a zébré ta face d’un coup e fouet...
GAILLARD
Je m*y attendais...
IALTHAJARD.
Moi. jeno m’y allendais pas ; je veux descendre. .. impossible!... mon punlalon s’élail accroché après une pointe... i’élai* au clou... il a fallu me décrocher... Pendant ce temps-lé, le cocher me singlait toujours, et j’en ai reçu !... j’en ai reçu !... Voilà pourtant, monsieur, comme ces gens-là traitent les animaux I... cftSARINB»
C’est affreux I... A votre place, je me plaindrais...
BALTHAZAa.
Mais, madame, je ne fais que ça depuis deux benres... Vous n'auriez pas une compresse avec de Peau et du sel?
11 s’agit bion de ça, malheureux I... sans nioi... Vous étiez joli garçon!...
BALTOAZAR.
Je l’ai toujours été sans voua...
GAILLADC.
Mais vous ne savez donc pas... elle est ici f
BALTUAZABD.
Qui rat
GAILLARD
La Mexicaine I
CiSABINI,
La baronne doQuexadas !
BALTBAZAtD.
Pistache est baronno ?
CCSARIKB.
Pistache l
BAI-in AZABDa
El vous dites qu’elle est ici?...
GAILLARD
Vous êtes pris au Irébucbet, et monsieur Canada vous enverra paître !
BALT1AXABD.
Oh ! le pèro Canada! je n'en ai pas peur... ce doit être uno bonne ganache 1
CÉ8AI1NE
Ganache !
CAILLAIS.
Prenez garde Y vous parlez devant sa scour I
BALTBAZARD.
Madame?
CÉSABINE.
Oui, monsieur!
BALTBAZABD.
Oh!... ii j’avais su... On dit ces choses là quand on ne connaît pas, mais quand on connaît...
céflABÎWB.
Monsieur, dans votre position, je n’ai qu’un conseil à vous donner, c'est de quitter ces lieux.
BAI.TIUZARD.
Quitter ces lieux ! voilà comme vous m'invitez à me rafraîchir?
CAILLA BB.
C’est vrai! il vient d’Amérique, ce jeune homme; il doit être fal'gué... ce n’est pas à lui à quitter ces lieux!.,, c’eet à Pistache ! je la déciderai à partir sur-le-champ
BALTU AZlBD.
Ditc>-lui que je suis retourné a Philadelphie !
césarixe.
Mais elle peut vous voir... vous n’ètespas invisible?
GAILLAB0.
Sans doulo... aussi, nous allons l'escamoter I
BALTU AZ AUD.
Pas dans un tonneau s’il vous plaît I
GAILLARD
Ah ! dans ce colombier !
BALTBAZARD.
Vous croyez?
Gaillard, ouvrant la porte.
Ce n’est pas là qu'elle ira chercher sou pigeon t
BALTBAZARD.
J'aarais bien voulu une compresse avec do l’eau et du sol 1
GAILLARD
Entrez toujours...
BALTBAZARD.
Ne m'y laissez pas trop longtemps!
gaillard.
Dans une heure vous aurez la clé des champs I (ialthazard entre. Gaillard Ter, lie la porte k clé et UU :) En BUoodanl, je prends celle-ci.