SCÈNE X
GAILLARD, ADGUSTÜtB. •
JUGOSTINE.
Ah! vous sortez, monsieur Balthazard?
Pardon... je val» prendre l’air!
AOGOSTIXB.
Je venais vous prévenir qun le dîner est sur la table J
GAILLABD.
Mademoiselle, puisque nous voilà seuls... deux mots seulement... Dès le premier abord je vous ai déplu... notre union ne serait pas heureuse... j’ai bien I heuoeur «Je vous saluer...
(Fausse sortie.)
AFflCSTIMR.
Comment I vous nous quittez ainsi?
GAILLARD
M’exposer à faire le malheur d’une femme!... jamais!... J’ai bien l'honneur do vous saluer 1.»
(Fausse sortie.)
ACGVSTMfB.
Ah! monsieur... je croyais vous avoir bien jugé!
GAILLABD.
Vous m’avez jugé insuppoi table... voos ne vous êtes pas trompée.» je le suis I
AUGUSTIN!
Oui, d’abord!... dans le premier moment... mais depuisquand j’ai su que vous dû z mon futur... je vous ai observé, je vous ai étudié!
Tant pis.» l’étude no m'e»t pas favorable 1
ON DROLE UE PISTOLET
Avcvfttms.
Vous êtes contrariant, c’cst vrail
GAILLARD
CVst très-vrai... j’aime à taquiner... -un af'roux défaut dont vous chercheriez à me corriger... ' ou? n'y réussiriez pas; notre ménage serait un enter!-., j'ai bien rhuiineur do vuns solder I
ACGLSTl.se.
Mats, monsieur, dos défauts!... chacun a les siens... Moi, la première!... et si vous n’en aviez aucun, je ne serais pas digne de vous!
GAILLARD, à part.
Tiens! elle n’est pas si sotte que Je crovais!
AUGUSTINE
Mate au fond vous n’êles pas mâchant... et même... j’ai peut être tort de vous le dire... vous êtes aimable... quand voua vous oubliez !
GAILLARD
Quand je m'oublie!... (a par*.) Bile a de l’esprit!
AL'Gl’ STINI.
Et vous vous oubliez assez souvent.
gaillard, S paru
C'est qu’elle est très-gentille!
acglstik*
Aussi je m’étonnais de voir comme on revient sur ses premières impressions... Vous m’aviez déplu d’abord...
GAILLARD
EL-- maintenant?
AtGUSTINE.
Maintenant... c’est moi qui craignais de vous déplaire
GAILLARD, À part.
Sacrebleu ! elle m’aime !
AUGUSTIN!
Et il parait que j’avais raison de le craindre, puisque vous nous quittez 1
GAILLARD
Ma parole, je ne sais plus ou i'en suis!,., le cœur, U tête, tout est bouleversé... Mademoiselle, il fallait doue me dire que vous étiez un ange!... moi, j’étais là bien tranquille... et vous venez tout d’un coup m’inspirer des sentiments qne je n’avais pas l'honneur de connaître... c’est très-mal !... c’est une trahison!... c'est-à-dire, non... c’est gentil! c’est agréable! et je vous en ai mille obligations... mais, ça me gène beaucoup!
AUGUSTIN!
Pourquoi donc?
GAILLARD
Moi qui no voulais me marier qu'à sohuntc-quinzc ans!
AVCisriNE, riant.
C’est un peu tard I
Trop lard !... Vous ne pourriez pas m’attendre jusque-là, et il faut me retourner d une autre maniéré!
ADCC STINI,
Vous ne parlez donc plus ?
GAILLARD
Eh bien ! non... je re^te !... qu’ils viennent tous !... je les affronte 1... je ferai face à toutes les éventualités.
SC tNT XI.
GAILLARD, AUGUSTINE, CANADA, puii TURIAF.
CANADA
Ah ! ah ! vous êtes ensemble ?... eh bien ! mu Alla , es-tu un peu revenue sur le compte de Balthazard
AUGUSTINE
Dame! papa!... je crois que ça commence!
GAILLARD
Oui, monsieur Canada , il y a sympathie !... nous nous aimons... Eat-ce drôle f hein ?
CANADA
Pourquoi donc, est-ce drôle?
TGRIAr, sortant du pavillon.
Je suis nettoyé, et j’ai repris mon paletot... (il a le paletot jaune.)
Gaillard, le voyant.
Oh! en voici déjà un...
TGRIAr.
Du moïkle... Monsieur Canada, s’il vous plaît?
CANADA
C’est moi, monsieur...