RICARDO, RINALDO, ET BEPP
(Les deux assassins sont enveloppés dans de larges
‘8 8e tiennent debout, sur le côté de la scène. près de la
RrcaRDo (dans la. coulisse). — Sentinelles, prenez garde À vous ! (Ce cri est répété 3 fuis, à l'extérieur, à intervalles égaux et en s’affaiblissant.) HAUT :
tour. Us
+ : ‘ à pe di CE , A: ce : | ii à cu js
.., — 6 — ICARDO.—Tout est tranquille. Les sentinelles sont à leurs postes. La nuit est sombre, et le vent
qui souffle est favorable à mes projets.. Etes-vous f
prêts ? | on: RUN Te ME -.. — RIn LES'ASSA8SSINS.—Oui. ‘© He . ee voy Ricarpo.—Il faut frapper. . 7 BEr | Fr | | quelq LES ASSASSINS.—Qui ? - 1 : | préssa.
Ricarpo.— Un officier des gardes dx roi. Go : | | Rin4
LES A8sASSINS.—OÙù ? Le | . , |, BEr . Ricarpo.—Dans une gorge des Asturies. | le com Pa i ge ; | seur dé LEs AssAgsINs.— L'heure ? | est enfl | he 4 : | tu igna Ricarno.—Dans deux heures, vous serez au col | file: et de la Reinosa. Entre 3 et 4 heures, un voyageur, alors ir portant le costume d’officier des gardes, accompa- dans le
gné d’un domestique, doit franchir ce passage. | le jeun Je ne veux pas qu'il en sorte. Vous comprenez? | l’adopt J'attache à cette exécution la plus haute impor- | habitat tance. Si avant le jour mes ordres sont'exécutés, ! ‘dans le vous aurez de l’or à pleines mains’; sinon, malheur d’hui,p à vous! Allez. (Les poignards croisés, les assassins | dix. an:
chantent.) | | pe et
HR | j gine ; pi Haine, vengeance, à nous, à nouk
“La mort, le sang, l'or et te crime! | RINaï
Roi des enfers, protège-nous, Mortan
Guide nos bra#au.cœur de la victime! us Bree
| sn à do : que ___ Ricarpo.—C'est bien. Avant l’aurore soyez de Stella 1 * retour; vous me trouverez dans la tour du Nord.!- de plain (A gort) 7 k - | -pleurer.
| | “au / dort, il]
AU "LR (SCÈNE II, tes-vous PE RINALDO, BEPPO.
| ol Le | “ 0 . “. | + .
. RINALDG.— Dis-moi, ‘Beppo, sais-tu quel peut être
1 7, ee voyageur de ei grande importance? ue
BEPPo:— Non: mais j'imagine are ce doit. être . . quelque EUR persôünnage, et même, les erdres si e
| préssañts Ricardo me font soupçônner quelque | chose. FPS . ) .. | ; ve RINALDO.—Quoi Tone 14 , 7 Ro de
PRE Bepro.—Ecoute, Rinaldo. Tu n'ignores pas que- . | le comte de Mortano n’est point le légitime posses- :
seur de ce château, et que le vieux conite de Stella * est enfermé ici, dans la tour du Nord; mais ce que :. :
D mr
| iu ignores, sans doute, c’est que le comte avait un : ©. rez au Col file; et lorsque, il ya vingtans, le cruel. Mortano, voyageur, alors intendant du comte de Rem mâître accompa- dans les prisons du D il garda près de lui . passage. | le jeune Alonzo, tils du. mie; âgé de cinq ans, prenez ?.… l’adopta, pour donner le change à la justice et aux ite impor- | habitants, et faire croire à ges larmes hypocrites, exécutés, ! ‘dans les funérailles simulées du comte: ° Aujour- .
, malheur | d’hui, peut-être cet enfant, qu'il tient éloigné, depuis
s assassins | dix: ans, l'ayant fait entrer dàns le régiment des
| gardes, peut-être a-t-il eu Connaissancé de son origine ; peut-être vient-il réclamer ses biens!
S Le z RINALDO.— Peut-être let l’on conçoit alors que Mortano prenne ses précautions. ; …