LA TOT U KILFLL EN
conlonii dans notre atmosplière f|u<‘ les rayons solaires doivent nécessairoment traverser, on bien prc'M'xistent-ils déjà dans le spectre solaire (pron obtiendrait avant l’entrée de la lumière solaire dans l’atmosphère terrcsire, et celle-ci ne tait-elle qu’en augmenter l’intensité?
« Telle est la question à résoudre, si on veut pouvoir alTirmer (jue l’oxygène, au moins tel <jue nous le connaissons dans nos laboratoires et dans l’atmosphère terrestre, existe ou n’existe pas dans l’atmosphère solaire.
« Or, comme nous ne pouvons porter nos instruments aux limites de ralmos|thère, nous sommes obligés d’emj)loyer la méthod(' qui consiste h montrer que la diminution de l’intensité des groupes oxygénés du specti’e solaire est en l•a|)j^ort avec l’épaisseur atmosphérique traversée (comme cela j»eul être réalisé par l’emploi d’uiK' haute station, le Mont Blanc par exemple), ou bien encoi'e en montrant (jue, si on fait lravei‘ser à un l’aisccau lumineux une épaisseur atmosphérique égale ou équivalente à celle que l(‘s rayons solaires travci-scnt à une époque déterminée de l’année, en juin, par exemple, cl à mi<li, h's groui)Cs obtenus ainsi artiticiellement sont égaux en intensité à <-eux du spectre solaire dans les conditions précitées.
« Ci’est j)récisément cell(', dernière condition (pi’on put réaliser en analysant à l’Observatoire de Meudon un faisceau lumineux produit au Komm(*l de la Tour EilTel, car la distance (min* ces deux points est très a|»pi'ochéc de celle qui représente une épaissmir atmosphéri(juc équivalente comme quantité à celle de l’atmosphère terresti'c, c’est-à-dire (|u’un rayon vertical Iravei’sant l’atmosphère terrestre doit y éprouver une absor])tion éijuivalente à celle du même rayon allant de la Tour à Meudon, en admellant bien entendu (|ue l’absorption est proj)orlionnellc à la quantité pondéi-alc d’air traversée, C(* dont on s’est assuré, d’ailleurs, à l’égard du groiqie des lignes A, B, a. Voilà ce qui donne un intérêt tout particulier à l’expérience faite en i88q entre la Tour et l’Observatoire de Meudon, expérience qu’il serait très intéressant de re))rendre dans des conditions d’c'xactitmh» plus rigoureuses et plus concluantes. »
M. A. (iornu, membre de l’Institut et [)i-ofesseur à l'b^cole j)olytechni(jue, nous a remis une note sur V h^tiidp de l' (thsnrjtliou ((tiiios))ltên</ue des vddvüions rxsddex. hdle figure (m entier dans notia* ouvrage' des Travaux screntifit/aes^ mais, (‘ii l'aison de son caractère' ti'op technicjue, nous ne
TU AVArX SCIEXTiriOl KS EXKCl TÉS A LA TüLH
donnons ici fjue le commencement de cette note et la conclusion :
« 11 était naturel de j)enscr que, dans une direction horizontale, l’atmosphère terrestre absorbait les m«^mes radiations et produisait les mômes raies specti-ales, dites tel/mi(jues, epTon observe dans le Sjiectrc solaire. L’cxist(‘nc(‘ de j>lusienrs groupes telluimpies dans le spectri' d’un faisceau électri(jue projeté de la Tour Eilfel sur l’Observatoire de Meudon a été, en elfet, signalée [>ar M. Janssim [('nmples rendus de l'Aeudémie des Sciences^ t. CVHl, p. 1035) et présentée comme une démonstration de l’origine terrestre des groupt's A et B, ainsi que de quelques bamlcs dues à la vapeur d’eau.
(( ,Ic me suis proposé de relever minutieusement, sous une forte dispersion, la série des raies sombres observables dans le spectre des faisceaux électri(jues émis du haut de la Tour, et de les comparer avec celles figurées dans les caries spectrales cpie j’avais publiées antérieurement. (l’était, en outre, une vérification directe et précieuse de la méthode du balancement des raies (pii m’avait conduit à distinguer individuellement les raies d’origine solaire et celles d’origine terrestre, dans les groujies de raies les plus compliqués du spectre solaire.
« L’étude a été entreprise à l’Ecole polytecbniipie, dans le local et avec les appareils (pii m’avaient servi aux recherches de spectroscopie solaire. Cette étude, commencée le 24 octobre 1889, en utilisant, d’abord simplement la liimièn* du jibare à éclats du sommet de la Tour, fut poursuivie avec le faisceau d’un des jirojecteurs de 90 cm de MM. Saul ter et Lemonnier, que .M. Eilfel eut l’amabilité d(' faire diriger de 8 heures à 10 heures sur l’École polytechniqm', du 27 octobre au 6 novembre, jour de la clôture de l’Ex})Osition universelle de 1889, (T de l’extinction d(‘s projecteurs. La distance de la Tour à l’Ecob', relevée sur un plan de Paris
au — , est d’environ >>>
(( Il résulte des oliservations qui ont été faites, que jirès de deux cents raies sombres, produites jiar l’absorption atmosphérique des radiations d’une source de lumière terrestre, ont été identifiées individuellement avec les raies dites tc/larif/ues observées dans le spectre solaire. L’origine atmospbériipie de ces raies est donc surabondamment vérifiée. »
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