VIII. — PUBLICATIONS ARCHÉOLOGIQUES
rencontre l'acte d'une médiation offerte par une ville neutre, et acceptée par deux autres cités en lutte pour de graves intérêts. Que de rapprochements d'une saisissante actualité, qu'on me permette le mot, entre les anciens et les modernes ! Des pages de notre droit civil et de notre droit international, retrouvées sous forme grecque, à deux mille ans et plus de distance de nous ! En sens contraire, voici d'étranges singularités : une ville crétoise, voulant honorer un roi de Pergame qui lui a rendu des services, et lui offrant le choix d'une statue équestre ou d'une statue en pied. On serait curieux de savoir lequel des deux bronzes préféra Sa 3Iajestépergaménienne. Un autre usage fort éloigné des nôtres, mais qui fait honneur à des sociétés où l'esclavage était partout admis par les lois, c'est l'affranchissement des esclaves sous la forme de vente à un dieu. On en connaissait déjà près de 500 exemples, presque tous découverts par nos antiquaires de la mission athénienne (1). Une quarantaine d'autres nous sont apportés par le Bulletin, et nous présentent quelques variantes dans le formulaire consacré pour ce genre d'affranchissement. Dans la seconde édition de son Histoire de rEsclavage, M. Wallon n'avait pas manqué de mettre à profit cette moisson de faits nouveaux ; mais, cette seconde édition venait à peine de paraître, qu'il trouve encore à glaner quelques épis sur le môme terrain.
Je vois s'allonger mes propos de touriste en quête des antiquités grecques, et cependant que de choses je laisse inaperçues ! Les fouilles du sanctuaire d'Esculape, dans Athènes, sont à elles seules une riche mine de renseignemenls sur l'histoire de la médecine, des pratiques et des superstitions qui s'y rapportent.
(1) Voir Inscriptions recueillies à Delphes et publiées pour la première fois pnr C. Wescher et P. Foucart. Paris, 18G3, in-8.
8i LA TUADITION ET LES REFORMES.
l.('Niii.iiiii^cril-ili' (jucliidi'^ \ ici Iles hiMiolluMjiics, coiimic (•(■Ile (Ir IViliiiix. (Mil loiiiiii (II" liit'ii utiles loiil rihiilions litléi'.uics ;m\ {'xiilor.itciiis, tels (|U(' .MAI. S.ikkt'lion. S.illias cl <i. I{crii.ir»l.iki<. trois Hellènes (fui rivalisent (rardeur a\ec no< l'iaiieais. Il tant hien < ai'ièter dans cette icMie, et \ liarder (|uel()ne [dace pour une dcMiiièrc lélloxion.
Tant de paires relevées sur les marbres, sur les parelieiiiin-. sur les paj>yrus. sont loin, avons-nous dit, de lornieiun eiiseinlde : mais, à les lire, on se sent pénétré de Tespr-it des choses anli({ues, on compi-end mieux la vertu de cet ensei;inemeul classique des linmanites, (|ui nous tient eu étroit iap|>ort a\ec les peuples, nos maîtres en ton! Liciiri; de culture, profane ou reliirieuse, savante ou jiurement littélaire. Après tout, y a-t-il un seul livre où nous trouvions exposées, avec leiii' juste développement, les diverses Constitutions de Rome, d'Athènes ou de Sparte? et tout cela n'est-il j>as i-i'duit pour nous à des iVaji^ments que la patience des éi'udits laiiiene p('nildement à l'unité? Cette unité, (|neli|iir- iiiiMinies d idit<' peuxenl la prc'senler dan^ un eiiseiiiuenient spécial, devant des auditeiiis hien ju'ejiares d'avance, et (|ui ont le tcMUjis de s"\ appliipu'r avec une suflisante allenlion. hans nos classe^, même ret'ornu'es comme elle-- \ lenuenl de I être, il \ a \ rai m en I jieu de prot'esseiir> ipii piii>sent enseiiiner a\ec un' t hoc le à leurs élèves" la t^onstitutiou des cités anti([ues. ('ei-tes, les Bœckh, les Scli(emaiin et les.Mommsen ne niani|Mini |>as de discijiles et même lie ri\au\ parmi nos collej^ues Irant'ais, auxquels j adjoindrais \ol(»ntiers certains savants Indices, ne tïil-ce que pniir nolfe cnni Ml M lia olt' lie lan}i"a{xe. Oui connaît mieux le droit |iuldic d Allieiies (|iie ."MM. l'ii'-tel de Coulani:(\ (ieoi'jes l'eirol et l'oiK a il ? le d roi | ci\ili'l le droit p(''!i;il du même pa\s (|ne .M.M. II. l),i le^te el ("ailleliier ? I lii>toii-e di' Il irliL^ioii nnii.'MMe (pie MM. IJoissicret Hoiiché-Le-