‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaire: souvenirs et conseilsChapitre 37 sur 212 · VI. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

VI. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES

M. Waddiagton, nous a naguère entretenus. En tout cas^ elle anticipe, comme on le voit, par Teffet d'une intelligente et heureuse initiative, sur Talliance, aujourd'hui officielle, de l'Académie de Rome avec TÉcole française d'Athènes. Vous avez récemment applaudi à la pensée, qui vient d'être réalisée, d'une succursale romaine de cette dernière école, et au choix du jeune sous-directeur, M. A. Dûment qui, en ce moment même, s'établit à Rome pour y préparer, par des études méthodiques dans les musées, dans les bibliothèques, à travers les monuments et les localités célèbres, les nouvelles recrues que la France envoie à l'École d'Athènes. Vous avez entendu et approuvé les instructions, rédigées par l'un de nos confrères, M. L. Renier, qui marquent, d'une façon à la fois libérale et précise, le programme des travaux où doit s'exercer le zèle et se former l'esprit des jeunes missionnaires que, dès cette année, la nouvelle école va recevoir. Désormais, dans la métropole même de l'antiquité romaine, les futurs membres de notre colonie athénienne pourront, par leur commerce journalier avec les architectes et les statuaires de l'Académie de France, se créer des liens de confraternité,^ dresser le plan d'études communes, associer la solide connaissance du grec et du latin avec celle des lois et des procédés de l'art antique. Ce qui n'a été jusqu'ici qu'une exception louable deviendra une règle et comme une garantie des plus sérieux progrès, pour la science du monde ancien.

Cet espoir, ou plutôt cette assurance, doit compenser à vos yeux le petit nombre des envois que vous avez reçus d'Athènes, en 1873, pour la contribution annuelle de l'École française.

Les fouilles entreprises à Délos sous l'inspiration de M. le directeur Emile Burnouf, et dont lui-même il a rendu

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compte dans le cahier d'août de notre Bévue archéologique, vous sont, en outre, connues par un mémoire sommaire de l'explorateur, M. Lebègue, mémoire qu'il a lu dans une de nos dernières séances, et qu'il a résumé pour nos Comptes rendus. Ces deux communications nous dispensent d'insister en détail sur ce sujet. Constatons seulement, d'abord que'les fouilles qui viennent de remettre au jour le templecaverne d'Apollon cynthien, lieu d'un oracle jadis si célèbre et, sur le plateau de ce mont, un temple de Zeus et d'Athéna, que ces fouilles, dis-je, répondent en partie à 1 la première question de notre programme académique, dont voici les termes : « Faire une exploration nouvelle, « aussi approfondie et aussi complète qu'il se pourra, de « rUe de Délos ; constater l'état actuel de cette île et des « ruines, jadis considérables, qu'elle renferme, les exami- « ner soigneusement et relever tout ce qui s'y peut décou- « vrir, même aujourd'hui, soit de sculptures, soit d'ins- « criptions entières ou fragmentaires; rapporter les résul-

« tats des explorations et des découvertes antérieures, en « remontant jusqu'aux plus anciennes, etc. » Des restes précieux d'antiquités, des inscriptions d'une certaine valeur pour rhistoire du culte local, sont maintenant livrés à la discussion. Mais la discussion n'a pu qu'ébaucher son œuvre; il lui reste beaucoup à faire pour la compléter. Cette petite île de Délos, par l'importance de son rôle religieux dans l'antiquité grecque, est, à elle seule, le sujet des plus intéressantes études auxquelles on ne saurait trop encourager la persévérance de M. Lebègue.

Une autre question, déjà ancienne dans notre programme, celle des ports d'Athènes et des « Longs-Murs » du Pirée, vient d'être traitée par M. Ruel. Elle se rattache à une étude plus générale sur les fortifications de l'Attique, sujet jadis choisi par M. Hinstin, dont le travail.

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