DU LYCÉE LOUIS-LE-GRAND
Mesdames, Messieurs, et vous, laborieuse jeunesse pour qui je sens mon affection s'accroître à mesure que le progrès des années m'éloigne de votre âge heureux, permettez qu'au discours que vous venez si justement d'applaudir (1) succèdent quelques simples paroles, quelques conseils partant du cœur, et adressés avec confiance à un auditoire où j'espère ne rencontrer que des cœurs amis.
Naguère, dans une enceinte voisine, parlant aux élèves du lycée Charlemagne, riche alors, comme vous l'êtes aujourd'hui, jeunes élèves, de couronnes obtenues au Concours général, j'essayais d'affermir leur courage devant le nombre, sans cesse plus grand, des connaissances exigées par nos programmes universitaires. Les besoins des sociétés modernes imposent à nos écoliers des efforts
(1) L^orateur était M. Chabrier, professeur de rhétorique.