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tes vers la foule comme pour lui montrer sa gratitude. Les bonnes âmes!... Merci !... Merci!...
(A ce moment, fanfare de trompettes » t de tambours. — La porte du tribunal -"livre entre les colonnades de la ton Entouré de soldats, de greffiers, da bourreau et de- huissiers, on voit le Christ apparaître au haut de- marches de 1 • lier, sut la plate-forme. La Rouille est A coté de lui. A leur vue, il se fait un grand tumulte. La foule tourne subitement eux l'aspect formidable de sa hain- Doyen, qui se trouve toujours sur le banc, reste là, affale et effaré, tremblant don ne sait quelle émotion, face ;i face avec le groupe formé par Marie, le Christ et le tribunal.
Dans le tohu-bohu produit, ce qui domine au premier abord, c'e-t la stupeur.
Puis le greffier s'avance un peu jusqu'à l'extrémité de la terra--.'; il considère le peuple, tandis qu'un roulement de tambour se fait entendre. Il mont<e le Christ paie et calme, Marie, dont la face demeure lix.' el véhémente, et, d'un geste au peuple, il semble les offrir comme une proie à des bêtes taaves.
LE GREFFIER d'une roix retentissante.
Voilà l'homme!... Voilà la femme !...
(Alors, dm- un élan furieux, toute cette
foule se rue en hurlant contre la bai
de soldats qui gardent l'entrée de l'escalier du tribunal. Pêle-mêle, hérissée, rouge, Banglante, féroce, tenda t dans le ridé
des poings de menace, la multitude s'amasse et s'ébranle en tumulte parmi la place emplie de cris et de rumeurs.)
LA FOULE se portant du côté du tribunal.
Au supplice! — Pas à l'échafaud! — Qu'on nous les livre!...
UNE FEMME qu'on repousse, écumante de rage.
Pourquoi m'empêche-t-on de passer?... Laissezmoi cracher sur ces gueules ignobles...
LA FOULE
A la boucherie !
UN HOMME interpellant le Christ et Marie.
Lâches!... Ils ne nous répondent même pas!...
UN GAMIN apostrophe la Pouille, gouailleur.
La Pouille ! tes poux vont mourir!... Qu'est-ce qu'ils deviendront sans toi !
LA FOULE
A l'eau! les brutes! les crapules!
UNE COMMÈRE les montrant en ricanant.
Regardez-les trembler de peur!... Ils sont agités
SEPTIEME PARTIE
dans leur peau comme de l'eau dans une sine!... Jls n'oseraienl pas descendre tout seuls sans les soldats!
NOÉM1E se précipitant vers l'escalier.
Je veux leur crever la ligure!... raie est repo par les soldats, elle trépigne. J'irai ! j'irai '.