QUATRIÈME PARTIE
LE PHARMACIEN qui continue de l'embrasser.
Que vous le désiriez ou non, je vous en don- Derai encore!... Un baiser! N'est-ce pas toujours bon? Encore!... Kncore...
L'APPRENTIE qui pousse de- cri- perçants.
Au secours!... Ali! vous me faites mal!... Oh! le grossier!...
vociférations emplissent la place.
Brusquement, les Fenêtres de l'atelier de modes -ont ouvertes, et un groupe d'ouvrières >e montre, étonné, amusé, inquiet, • licrchant à voir ce qui se passe. Elles aperçoivent le boulanger et le boucher qui rient violemment autour de la petite ;q>prentie, que baise, malgré ses cris, le pharmacien vieux et lourd. Elles font aussitôt une inûnité de gestes pour se prendre mutuellement à témoin de l'indignation qu'elle- re--entent, et elles se mettent à interpeller les bourgeoi- qui >e retournent tout à coup, eflarést
LES OUVR1 i.i; ES toute- ensemble.
Hé! regardez !<■- donc, ceux-là! — Comme ils Boni galants, ma chère! - - Oui .>st-<v qui croirait qu'à Leur âge?... — Quelle touche pour des
Roméo! — Ils n'ont pas Ai- honte! — Au 1061 —
Oui! au lui;:...
itent tonte- de rire devant la mine déeontite des trois bourgeois, qui ne
savent que dire. Le pharmacien a lâché l'apprentie; celle-ci se sauve aussitôt en faisant un joli pied de nez à l'adresse du pharmacien, du boucher et du boulanger, d'abord piteux, puis irrités à cause des huées continues dont ils sont l'objet. Ils s'avancent sous les fenêtres de l'atelier de chapeaux, et, avec des airs de colère bouffonne, ils essaient de répondre aux ouvrières.)
LE PHARMACIEN
Vont-elles crier longtemps comme ça?...
LE BOUCHER
De quoi se mêlent-elles?
LE BOULANGER
Qu'est-ce qui leur prend donc!... Qu'elles s'occupent de leurs affaires!...
UNE OUVRIÈRE les montrant de la main à ses compagnes.
Yoyez-vous ces beaux amoureux!...
TOUTES LES AUTRES avec des rires.
Oh! la la!... Oh! oh! la la!...
LE BOUCHER
Vous n'en diriez peut-être pas tant si nous vous troussions seulement les jupons!...