‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 61 sur 114 · LES JEUNES GENS DU MONOME · texte numérisé non relu

LES JEUNES GENS DU MONOME

Ébranlant l'air entier,

Nos pieds Font un bruit de tempête,

Et jettent La foudre et l'ouragan !

(La foule bouge, roule, lève les bras au ciel; mais les jeunes gens, loin de la laisser en paix, se précipitent vers les femmes, ouvrières, bourgeoises ou autres, les entraînent de force dans leur sarabande, et les font tourbillonner malgré leur résistance, leurs cris d'indignation. On assiste alors à une scène bouffonne, ardente, circulante, sonore, colorée, tandis que l'on entend vaguement de temps à autre, soit des bribes de conversation, soit des accents de romance, soit des bouts de dialogues coupés d'exclamations.)

UNE BOURGEOISE que l'on entraîûe.

Haïe! haïe!... Je suffoque!... Laissez-moi!

UNE VOIX DANS LA FOULE

La! la! la!... Ah! quelle affaire!

UN BOHÈME baisant une jeune femme.

Je vous vole un haiser, la helle!

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