‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 74 sur 114 · LA FIN DE L'ANGOISSE DU CHRIST LA SATISFACTION DES PAUVRES · texte numérisé non relu

LA FIN DE L'ANGOISSE DU CHRIST LA SATISFACTION DES PAUVRES

Même décor qu'au troisième tableau. Seulement il fait nuit. On distingue mal le plateau, le carrefour, les routes. La Ville brille dans le fond, éclairée d'un grand nombre de feux. Une rumeur de fanfare monte vaguement dana l'espace, mêlée à des bruits de pétards qui éclatent de temps à autre.

Les mendiants sont assis en rond, au second plan, vers la droite. Il- paraissent s'entretenir entre eux d'un ah* de . qui contraste avec leur situation. Us ne fonl pas 3. Ils semblent tout à fait tranquille ne voit pas leurs s bscurcis par l^s ténèbres.

I < Ihrist se trouve à la pointe extrême du plateau, dans Lion où on l'a laissé à la tin du troisième tableau. Il semble o'avoû pas bougé. 11 médite en ranl la

Ville luisante.

!-• soir, vus neuf beui I m pi. -in. El

il tait Mrs noir.

■ pu reviennent de la Ville traversent par 1nsite m. entrant par le chemin qui monte, r

la plupart un peu ivres, titubent, rient fort. Puis leurs pas se perdent parmi la campagne.

(Le Christ, au commencement de l'acte, est assis dans une attitude de réflexion. Il se parle comme à lui-même d'un accent grave et tragique. Il considère l'étendue, tour à tour, les étoiles, le ciel, la Ville.)

LE CHRIST

comme s'il sortait d'une profonde rêverie intérieure.

Obscurci par une ombre horrible, le cercle des cieux commence à tourner dans Féther, emportant dans sa rotation toutes les pesantes constellations de l'infini... 0 nuit, qui rends visibles les mondes, tu me découvres mieux que le jour encore les raisons de ma destinée dans l'univers ! . . . Et cependant, ô globes dont la rotondité ébranle l'espace, ô masses de glaciers en mouvement, ô pointes brillantes, ô blocs sphériques qui circulez avec violence !... combien je sens ma petitesse en votre présence!... Mais également je pressens les nécessités de l'harmonie... Je conçois les désirs de ma planète... Je comprends les aspirations des choses obscures... des étoiles et des éléments de l'infini... Et je me dis que, parmi le système cosmique, je fais ma tâche ! . . . Hélas ! qui me donnera la force de la remplir!... Et pour parvenir jusqu'au bout de ma fortune, réussirai-je à me maintenir dans l'existence?... (Il se lève, tend les bras dans

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