Transfusion du sang rendu incoagulable
par les arsénobenzènes
En janvier 1921, Flandin et Tzanck ont constaté l’action anticoagulante, in vitro et in vivo, des arsénobenzènes.
Il faut, d’après eux, un milligramme de sulfarsénobenzol, corps le plus actif, par centimètre cube de sang. Cette méthode peut donc être employée, à défaut de citrate de soude, pour les petites transfusions de 10 centimètres cubes.
Voici la technique à suivre :
On fait dissoudre 4 centigrammes de sulfarsénobenzol dans 4 centimètres cubes d’eau distillée versés dans un récipient stérilisé. On aspire cette solution dans la seringue; on fait manœuvrer deux ou trois fois le piston pour bien humecter les parois de la seringue et on chasse 3 centimètres cubes pour ne laisser qu’un centimètre cube de la solution, dose
nécessaire et suffisante pour 10 centimètres cubes de sang. |
Par ponction de la veine médiane basilique du donneur on recueille dans cette seringue la quantité voulue de sang.
On peut assurer le mélange d’une façon plus efficace en recueillant le sang dans le récipient où on a laissé un centimètre cube de la solution.
Il ne reste alors qu’à réinjecter au récepteur.