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siter, au contraire, une organisation très spéciale qui ne peut être improvisée, qui doit être préparée dès le temps de paix.
Nous étudierons successivement ces différentes éventualités. L'organisation parisienne, que nous allons d’abord envisager, est un exemple de centre de transfusion pour grande collectivité; elle est destinée surtout à permettre la transfusion à l’hôpital.
La permanence de l'Hôpital Saint-Antoine.
La mise en œuvre des différents éléments nécessaires à la transfusion est peut-être la partie la plus délicate de l’effort entrepris par la TRANSFUSION SANGUINE D'UR- GENCE. Il faut, en effet, tirer le meilleur parti possible des transfuseurs et des donneurs, être toujours à inême de répondre aux appels, toujours plus nombreux, sans jamais compromettre, par une défaillance quelconque, l’effort entrepris. La responsabilité totale de cette organisation matérielle incombe en réalité à la Permanence de l’'Œuvre; celle-ci a été installée dès le début à l'Hôpital Saint-Antoine, où elle occupe, depuis. plus de deux ans maintenant, un local irès petit. Tout le travail y est assuré par une, rarement deux secrétaires, qui y accomplissent huit à dix heures de présence par Jour et qui y sont suppléées, le reste du temps, par un employé du personnel hospitalier de Saint-Antoine, à qui sont confiées temporairement la liste des donneurs et celle des transfuseurs.
C’est arbitrairement qu’on réduirait l’activité de la permanence de la TRANSFUSION SANGUINE D'URGENCE à ce schéma : appel d’un Hôpital en vue d’une transfusion — envoi d’un donneur et d’un transfuseur.
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En effet, si ce schéma représente bien le but qu’on s’est proposé, il suppose un nombre assez grand d'opérations diverses, surtout administratives, et assez complexes.
1° La permanence de la TRANSFUSION SANGUINE D'UR- GENCE tient à jour le fichier général des donneurs ; ce fichier comprend un dossier par donneur et comporte le détail très complet des différents contrôles subis par celui-ci. Sa mise à jour régulière est la sûre garantie de la bonne utilisation des donneurs, comme de la sécurité du receveur. Le fichier permet, en effet, à tout moment, de savoir quel est l’examen le plus récent subi par un donneur quelconque, et, au besoin, de l’éliminer si cet examen est trop ancien. Souvent, cette élimination n’est que temporaire. Elle cesse dès que le donneur a subi le contrôle demandé.
2° Un deuxième fichier est tenu à jour par la Permanence. Les fiches y sont classées alphabétiquement et divisées en quatre grandes catégories :
donneurs du corps hospitalier, donneurs de la ville,
donneurs des Sapeurs-Pompiers, donneurs des Gardiens de la Paix.
Ces fiches comportent, outre les renseignements d'identité du fichier général, l'indication des antécédents médicaux du donneur et des transfusions déjà effectuées. Le cas échéant, les immunisations subies sont soigneusement consignées sur ces fiches.
Les fiches des donneurs du corps hospitalier sont conservées dans lhôpital où sont utilisés les donneurs qu’elles concernent. Un double de chacune de ces fiches est conservé à la Permanence.