CONCLUSIONS
I. — De tous temps, la Transfusion Sanguine a eu despartisans, mais après chaque période de vogue momentanée, des accidents nombreux et graves expliquent l’oubli dans lequel la Transfusion Sanguine est chaque fois retombée. À
IT. — La connaissance des groupes sanguins permettant d'éviter, presque à coup sûr, les accidents, la découverte des anticoagulants d’abord, püis des appareils à sang pur rendant la technique aisée, ont permis à la Transfusion Sanguine d’entrer définitivement dans la pratique courante.
Dès lors, la réalisation de la Transfusion Sanguine devient, avant tout, un problème d'organisation.
III. —— Parmi les indications de la Transfusion Sanguine, il faut distinguer, avec TZANCK :
1° Les indications diverses (anémies, intoxications, infections, etc. etc.) qui sont à l’étude, où l’on observe des résultats inconstants, tardifs, et qui sont remplacables par d’autres méthodes.
2° L'indication Hémorragie. Dans ce cas, les résultats sont constants, immédiats, irremplaçables.
Dans le premier cas, la quantité de sang injectée est souvent faible, l’urgence rare.
Dans le deuxième cas, la quantité injectée doit être proportionnelle à la quantité perdue. L’urgence est le plus souvent extrême.
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Ces questions de quantité et d'urgence augmentent d'autant l’importance du facteur organisation qui, seul, permet d'intervenir à temps et d'utiliser des quantités suffisantes.
IV. — Ces considérations ont conduit à la création d’un organisme autonome, ayant fonctionné dans les Hôpitaux de Paris dès 1925. IL a été rendu officiel à la fin de 1928 et, se développant en plein accord avec l’Assistance Publique, a pris, depuis, une extension considérable.
L’effort de cette organisation porte, en partie, sur :
a) le roulement des transfuseurs; b) l’utilisation méthodique des donneurs; c) les progrès à réaliser.
V. — L’Hémorragie, objectif essentiel, explique les difficultés techniques souvent très grandes, d’où la nécessité de grouper des techniciens rompus aux difficultés pratiques de tous ordres.
VI. — Le problème des donneurs est complexe. Ceuxci peuvent être fournis par l’entourage du malade et du technicien, ou encore recrutés par l'Œuvre. Selon les circonstances (campagne, petite ville, grand centre, armée en campagne), la solution peut être différente.
VII — Nous n'avons étudié que le fonctionnement d’un Grand Centre, où les donneurs sont soumis à des examens multiples (examen somatique, poids, groupe sanguin, B.-W., numération globulaire, etc.).
Ces examens doivent être répétés.
Ces examens, pratiqués simultanément dans différents laboratoires, se contrôlent réciproquement.
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VIII. — L'organisation parisienne est centralisée dans une permanence.
Son rôle est complexe :
1° Elle établit les listes de roulement des transfuseurs et donneurs prêts à répondre au premier appel;
2° Elle centralise les contrôles relatifs aux donneurs;
3° Elle joue un rôle fondamental d’information auprès des médecins désireux de se perfectionner dans la Transfusion Sanguine, et des organisations analogues. (De nombreux centres de province et de l’étranger se sont inspirés de son organisation.) |
IX. — Le but de l’'Œuvre de la TRANSFUSION SANGUINE est triple :
1° Elle rend possible toute transfusion dans le plus bref délai;
2° Klle centralise les documents en vue de l’étude des différents problèmes de ia Transfusion Sanguine et de ‘son enseignement;
3° Elle favorise l’étude des problèmes connexes (immuno-transfusion, injection de sérum de convalescents. etc. etc.).