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introduire dans sa veine l'aiguille de l'appareil à transfusion directe. Quand la seringue est pleine de sang et prête à fonctionner, on enlève le mandrin et on adapte l’embout de l’appareil à transfusion à la canule afin d’injecter au petit malade aussi lentement qu’on le désire, la quantité de sang jugée utile, sans avoir à se préoccuper le moins du monde du ‘trocart parfaitement immobile et toujours perméable grâce au nettoyage facile par le mandrin.
Par la même voie, du sérum physiologique ou un médicament peuvent être injectés.
La transfusion terminée, on remet le mandrin dans la canule puis on lie le bout proximal de la veine immédiatement au-dessus de l’extrémité du trocart. Celui-ci est retiré après section du fil qui l’immobilisait dans le vaisseau. Un point de suture ou un leucoplaste rapproche les bords de la petite plaie dont la cicatrisation est parfaite en quelques jours. »
Cette méthode présente de grands avantages. La difficulté que certains auteurs lui reprochent n’est qu'apparente. Il s’agit en effet d’une simple intervention de petite chirurgie qui ne réclame de la part du praticien qui l’entreprend aucune aptitude chirurgicale particulière. De plus, c’est une méthode sûre, claire, qui permet une transfusion aussi abondante et aussi lente que l’on veut sans danger d’interruption.
Certains auteurs ont objecté que par ce procédé on sacrifiait la veine et qu’il fallait en dénuder une
autre pour une transfusion ultérieure. À ceci nous
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répondons qu’il y a rarement lieu de répéter une transfusion un très grand nombre de fois mais que cependant si besoin était, la même veine peut servir à nouveau à condition d’inciser en aval de lincision précédente, assez haut pour que la circulation se soit rétablie par les veines collatérales.
Ainsi après examen des avantages et des inconvénients de toutes les méthodes proposées jusqu'ici, nous avons choisi l'injection dans les veines du pl du coude. Toutes les fois où la ponction intraveineuse sera possible sans dénudation, nous y recourrons de préférence, mais nous nous trouverons le plus souvent dans l'obligation de dénuder ; il n’y a d’ailleurs pas à hésiter même si cette petite intervention paraît difficile à certains ; car averti des avantages d’une transfusion pratiquée en temps utile chez un nourrisson gravement atteint, aucun médecin ne doit se laisser arrêter par une question de technique.