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Tout d’abord il est exceptionnel — pour ne pas dire impossible — qu’un concours d’anomalies anatomiques interdise toute ponction veineuse.
Par contre, sans vouloir revenir sur les inconvénients de certaines voies d’abord, notons qu’Opitz met en garde contre l’injection dans la veine jugulaire ; il a vu un cas de mort subite après injection de 30 cc. de sang dans ce vaisseau.
De son côté, le Professeur Rohmer a observé 3 syncopes graves dont deux furent mortelles, à la suite d'une saignée pratiquée au sinus, au cours de laquelle le sang avait été prélevé trop vite.
Les accidents par incompatibilité ne se voient aujourd’hui pratiquement plus depuis que lon sait choisir le donneur.
Ce que l’on observe le plus souvent, ce sont des troubles qui surviennent pendant ou à la suite de la transfusion : pâleur, diarrhée, élévation thermique, mais qui assez rares d’ailleurs et très légers n’enlèvent pas à la transfusion son efficacité.
Les Américains ont observé lors de transfusions trop abondantes des phénomènes de pléthore veineuse se traduisant par la distension des veines du cou et de la cyanose de la face. Il nous semble que pour éviter ces troubles une saignée préalable dans certains cas, l’arrêt de l'injection dans d’autres, suffirait. Nous n’avons pour notre part jamais observé de troubles analogues.
Rohmer et Tassowatz, Opitz, Davidson, Kranhlish, Kock, Vlados et Meerson ont observé et étudié des
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phénomènes cliniques (frissons, sueurs, ascension thermique, troubles respiratoires, phénomènes de défaillance cardiovasculaires, troubles nerveux, réactions éruptives) survenus à l’occasion d’une transfusion et qu’ils classent sous la rubrique générale : réactions de choc. Lesné et Mlle Dreyfus-Sée rapportent également une observation où des troubles analogues « par leur apparition brusque et leur totale régression évoquent bien l’idée de phénomènes de choc ».
Les mêmes auteurs : Lesné et G. Dreyfus-Sée considèrent pour leur part que « la cause la plus fréquente d'incidents est l'injection trop rapide ». Le plus souvent les troubles que l’on provoque en injectant trop rapidement sont frustes et passagers — modification du rythme cardiaque et respiratoire, cyanose — cédant spontanément ou regressant à la suite d’inhalation d’oxygène et sous l'effet de l'huile -amphrée ou de la caféine injectée. Mais un brusque accroissement de la masse sanguine retentit sur la mécanique cardiaque et détermine des accidents qui au maximum réaliseraient une dilatation aiguë du cœur. Cette éventualité pathologique ne nous semble pas avoir été fréquemment constatée.
Notons aussi les réactions anaphylactiques que lon peut observer quand on utilise deux fois de suite le sang du même donneur à plus de dix jours d’intervalle. Lesné et G. Dreyfus-Sée, Gyôrgy et Witelsky, Rhomer et Schnéegans en ont rapporté quelques observations. Ce sont là des incidents sans gravité mais
ET que
qui nécessitent parfois le changement de donneur pour les transfusions répétées à plus de dix jours d'intervalle.
Enfin très rarement on a pu constater des phénomènes de sensibilisation du receveur aux protéines du sérum d’un donneur déterminé. Certes ce phénomène d’anaphylaxie n’est guère à redouter chez le nourrisson vierge de toute injection antérieure, mais lors des injections ultérieures, la troisième ou quatrième, il pourra se produire.
De l'exposé de ces incidents, bien que nombreux et d'ordre très divers, on doit retenir leur rareté et
leur exceptionnelle gravité.