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l'injection de sang hétérogène vient stimuler les organes hématopoïétiques. Gladstone prétend même que c’est l’action principale. Pour cet auteur, en effet, le sang injecté serait rapidement détruit et les produits de destruction utilisés par la moelle osseuse.
3° L'action antihémorragique du sang injecté est généralement attribuée à lapport massif de plaquettes et de fibrinogène qui sont des facteurs de coagulation. Van Crefeld a rapporté récemment les résultats que l’on est en droit d’attendre de la transfusion dans les syndromes thrombopénique et fibrinopénique du nouveau-né. Cet auteur prétend avoir isolé un facteur plasmastique coagulant dont les injections en solution concentrée seraient supérieures aux injections de sang total pour le traitement des hémophilies.
Dans les infections, les auteurs font jouer un rôle important aux leucocytes mais surtout au plasma.
Pour la plupart d’entre eux, en effet, l’apport de leucocytes aiderait le nourrisson dans sa lutte contre l'infection.
R. Tunicliff a mesuré chez l’enfant, chez le nourrisson et chez l’adulte, le pouvoir opsonique du sérum et le pouvoir phagocytaire des globules blancs. Elle a constaté que ces moyens de défense sont infiniment plus faibles chez le nourrisson que chez le grand enfant et surtout que chez l’adulte.
D'autre part, le plasma qui, chez l’adulte, est le véhicule d’un grand nombre d’anticorps actifs, s’en
montre complètement dépourvu chez le nourrisson.
Tzank et Jaubert attachent une grosse importance à cet apport d’immunisines par le sang transfusé et ils ont défendu depuis longtemps les avantages de l’immuno-transfusion dans les maladies infectieuses ou les septicémies.
Unger, de son côté, a proposé l’emploi de ce qu’il appelle un « autogenous immunized donor », c'est-àdire un donneur dont on a enrichi le sang en anticorps par des injections répétées et croissantes de vaccins préparés avec le germe isolé du patient. Il conseille en outre, en attendant que le donneur ait élaboré ses anticorps, d’utiliser le sang d’un « heterogenous immunized donor », c’est-à-dire le sang d’un sujet immunisé depuis longtemps au moyen d’un hétéro-vaccin.
Enfin Phélizot et Tassowatz, qui ont particulièrement étudié le choc colloïdo-clasique consécutif à certaines injections de sang et surtout de sang citraté, considèrent que c’est là encore un élément de lutte contre l'infection qui n’est pas à négliger.
Quant à l’action du sang dans les états de dénutrition, certains travaux récents l’ont éclairée d’un jour nouveau.
On pensait jusqu’à présent — et ce n’est certes pas une opinion à rejeter — que dans ces cas le sang injecté agissait par l’apport d'hormones, dés teriel autres éléments nutritifs indispensables.
Actuellement, depuis les travaux de Finkelstein et de Marriott sur les troubles de la fixation de l’eau en rapport d’ailleurs avec l'équilibre thermique, on
tend à faire jouer un rôle important au plasma dans l'hydratation des tissus. Il agirait donc soit par élévation de la tension circulatoire dans les capillaires, favorisant ainsi les phénomènes d’osmose cellulaire, soit par des modifications humorales retentissant sur Phydrolabilité des tissus ; soit enfin par un phénomène physico-chimique complexe agissant dans l’intimité des tissus.