‹ La traversée de l'AfriqueChapitre 5 sur 106 · IT INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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y parvenir. Mais tant de choses pouvaient contrecarrér mes plans, tant d'événements imprévus étaient à craindre au cours des années qui se préparaient, que je ne fis part de mon dessein qu'à deux ou trois intimes.

Plutôt que d'annoncer à grand fracas mes intentions, je préférai tenter d’abord, raconter ensuite.

Traverser l'Afrique n’est pas en soi une chose extraordinaire, surtout si l’on ne s'arrête nulle part assez longtemps pour y contracter des maladies, si l'on a des crédits ilimités, des hamacs pour se faire porter, un grand nombre d'hommes avec un service de ravitaillement et de relève organisé derrière soi, pour peu qu'on ait l'habitude du pays, c'est une entreprise relativement simple. Ce qui est moins Fe LeRe d'accomplir cette route comme Je l'entendais, c’est-à-dire à pied, sans regarder en arrière, naané d'une poignée d'hommes sûrs, avec relativement peu d'argent, en séjournant partout, en rapportant de partout des résultats dont pussent profiter la géogr se l'ethnographie, l’h1stoire naturelle, les sciences en général, le commerce, l'industrie, la colonisation : en un mot, faire un voyage utile, une œuvre digne de la France.

Chargé en 1804 de cette mission de confiance par le ministère de l'Instruction publique, j'ai eu la chance de pouvoir la mener à bien et de revenir, ayant rempli mon programme presque de point en point, après trois ans et demi d'absence, dont rente mois de marche.

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