Auteur M. GÉisÉvniEU, interne de pharmacie à la Clinique
\oiis voyons, d'après ces quelques analyses, que Tacide urique diminue faiblement, augmente faiblement ou semainlient dans les environs de la normale sans qu'on puisse conclure grand'chose de ces variations légères.
Au contraire nous avons, dans la diminution constante de Turée et dans la diminution presque constante de Facide phosphorique, un signe du ralentissement des combustions organiques.
Sans doute, pour nos mélancoliques déprimés comme pour nos mélancoliques actifs, on ne doit pas oublier ce fait que la diminution deFappétit et de Tabsorption influe beaucoup siula diminution des produits excrémentiels, et ce serait là une objection grave contre nos analyses, si la diminution de Tappétlt n'était pas elle-même le signe d'une nutrition défectueuse.
l's^ciKxiiiMii; DK i.A ir.isrrssE m de la jotf, \>.Hc)
Je n"ai pas l'ait faire cranalyses pour Antoinette, dont je n'ai pn étudier la joie que quelques heures, ni pour les para- 1\ tiques généraux chez qui la chimie nutritive est profondément troublée, par suite des lésions organiques spéciales à la paralysie générale ' .
Je n'ai étudié la chimie de la joie que chez Eugénie et Marie, mais en l'opposant, il est vrai, à la chimie de la tristesse chez les mêmes sujets.
Pour Eugénie je rapporte deux analyses d'urine qui ont été liiites dans le service du D"" Magnan, l'une pendant l'excitation, l'autre pendant la dépression ^ — Je rappelle cependant que la dépression d'Eugénie ma j)lul(jt fait l'effol d'une agitation inquiète que d'une mélancolie passive ou active et que, pour cette raison, je ne l'ai ni décrite ni mesurée dans les chapitres précédents.
Elgkmk, excitée (urines de ■>
'1 heures).
NORMAI.K DE