E. SOULIÉ
LETTRE DE M. TAMIZEY DE LARROQUE , COR- RESPONDANT DE l'institut de FRANCE ( ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES- LETTRES ).
Gontaud., 22 Avril i8y4.
Mon cher ami ,
Vous ave:( fait bien des découvertes dans votre vie, mais aucune, à mon sens , n'a l'intérêt de celle d'aujourd'hui. En nous révélant le séjour de Molière à Agen en 16 fo (sa troupe et lui, à ce moment , ce n'est qu'un), vous comble';^ du même coup une lacune de l'histoire de votre ville natale et une lacune de la biographie d'un de nos plus admirables écrivains. Je vous en félicite en ma qualité d'ami de notre grand Molière et aussi comme étant le vôtre. Vous n'ave^i pas seulement publié un très-curieux document qui, sans vous, dormirait dans la poussière
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iés archives , mais vous r^ne^fait parler camnu il cancenait. Patt-étre, €t c'est le seul reproche que je voudrais vous adresser, ave^vous mis trop de scruptdes dans les conclmsiens de votre travail. Combien d'autres eussent àéplus affirmatifs !
Quoi qu'il en s?it, recevez mon cher ami, avec mes meïlleii î compliments , l'assurance de tna fratemelU affection.
Ph. TaMIZEY de LARROaUE.
ÏV
LETTÎ^K DE M. EDOUARD THIERRY , AXCIEX DIîaiCTEUR DU THEATRE-FRANÇAIS (COMÉ-
Dii: française), conservateur-administrateur DE LA BIBLIOTHÈaUE DE L'ARSENAL.
Taris , h j Février i8y6.
Monsieur ,
Votes m'ave^i fait l'honneur de m' adresser un exemplaire d'une brochure qui me man-
quatt et qm je désirais avoir , je vous en remercie, Voudrie:(^ous accepter en échange une brochure qui contient ma notice sur La Grange , celle qui sert d'introduction au Registre publié par le Théâtre-Français , plus un Appendice qui n'est pas entré dans le volume du Registre ?
Je suis heureux qu'il m'en soit resté un exe^nplaire à vous envoyer. Il vous portera le témoignage du prix que j'attache à votre curieuse découverte. Les conclusions que vous en avcTi tirées me semblent très-logiquement et très-pertinemment déduites. Vous avez^ comblé une lacune, vous ave:(^ relié par un anneau les deux bouts d'une chaîne rompue. Ceux qui s'occupent de Molière vous doivent en quelque sorte une obligation personnelle, et, pour ma part , je vous en remercie avec reconnaissance.
J'ai remis à M. Léon Guillard, le Bibliothécaire du Théâtre-Français, l'exemplaire dont vous faites don aux Archives de la Comédie. Il a reçu l'acciceil qu'il méritait et entrera dans les cartons de la Bibliothèque.
Agrie:^ , je vous prie , l'expression de ma comidiration la plus distinguée et de mes vives sympathies littéraires,
Edouard Thierry.