‹ La tuberculose chez les bêtes à cornes [microforme]Chapitre 10 sur 14 · TECHNIQUE DE L'ÉPREUVE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE L'ÉPREUVE

La décision étant faite de soumettre le troupeau à l'épreuve, les suggestions suivantes doivent être prises en considération. Si la température est très chaude ou très froide, attendez jusqu’à ce qu’elle se soit modérée. Si l'animal souffre de quelques mala., dies inflammatoires, et que sa température dépasse 102° pour peu importe la cause ; la vache étant en chaleur, le taureau étant sexuellement excité, le manque d’eau, le mauvais air, irritation causée par les riouches, grossesse avancée, sont toutes des causes qui sont défavorables à l'épreuve.

Instruments nécessaires. —Les instruments suivants sont nécessaires ; un ou plusieurs thermomètres Farenheit (cliniques), une seringue hypodermaique avec trois fortes aiguilles, un trocar fin avec sa canule, une aleine fine fbroad awl), avec une paire de ciseaux courbés sur l : ! ;t et plusieurs égouttitres en verre.

Les Thermomètres pour cet usage coûtent à peu près $1l, enregistrent automatiquement et peuvent s'acheter chez tous les pharmaciens.

Seringues.— Des seringues en métal, fortes et facilement défaites, afin d’en faciliter le nettoyage et la désinfection, coûtant $3, peuvent s'acheter chez tous les pharmaciens ou les marchands d'instruments.

Les ciseaux et les aleines s’achètent à bon marché chez tous les quincailliers.

Les cartes pour enregistrer les résultats de l' Epreuve devraient être numérotées, et le nom ou le numéro de l’animal, sa couleur et ses marques, son sexe, âge et race inscrits, et une colonne pour l’enrégistrement des heures auxquelles la temp'rature a été prise, soit avant ou après l'injection et les résultats de l'épreuve,

Désinfectants.— Les hommes de profession préfèrent ordinairement une solution de sublimé corrosif, une partie dans 1000 d’eau, mais d’aussi bons résultats sont obtenus en faisant usage d’une solution 5 par cent d’acide phénique ou de créolin, et elle a l’avantage d’être moins dangereuse. Cette solution est usée pour le lavage des mains et des instruments, et si on s’en sert pour désinfecter la peau, elle a un léger effet anesthétique local.

Les animaux doivent être établés.—Si les animaux sont en pâturage, on devra les établer, les attacher dans leurs étaux ordinaires, les numéroter et leur donner tranquillement les soins ondinaires par les personnes qui sont accoutumées de les nourrir et de les traire.

On devra voir à ce que rien ne les trouble pendant quelques heures, ayant soin de ne pas déranger leur température en leur donnant trop d’eau froide à boire ou une surabondance de nourriture.

Température avunt l'injection.—Deux hommes familiers avec les animaux, devraient assister la personne qui prend la température. Le premier prend les naseaux entre ses doigts et le pouce d’une main et de l’autre main la corne. Le second se tient à la hanche de l’animal pour l'empêcher de remuer soit d’un côté ou de l’autre. Le thermomètre,

dont le mercure a été refoulé, par quelques secousses brusques, comme quand on secoue l'encre d’une plume, jusqu’à ce qu’il indique moins que 100°, est introduit dans le rectum pour au moins 3 minutes. Prenez en note dans un livre ou sur une carte la se température prise toutes les 3 heures, commençant à 8 a.m., 11 a.m., 2 p.m. et 8 p.m.

Les mains et le thermomètre devront être désinfectés avant d’être introduits dans un autre animal, Lorsqu'il y a un grand nombre d'animaux soumis à l'épreuve en même temps, on peut se servir de trois thermomètres simultanément afin de sauver du temps. LL] o La meilleure place pour faire l'injection de la tuberculine est sous la peau détachée sur le côté de la poitrine en peu au-dessus et en arrière du coude. Les poils doivent être rasés sur un diamètre de trois pouces et la peau désinfectée par un lavage avec la solution de 5 par cent d'acide phénique,

Injection de la Tuberculine.—La dose de tuberculine est aspirée dans la seringue ayant préalablement eu soin d'en épuiser tout l'air. L'opérateur, s’il est d'une assez bonne taille et que l'animal ne soit pas trop gro, doit se placer au côté opposé de l’animal et se penchant en travers l’épaule, pince la peau avec ses doigts, et si l'aiguille est forte et bien aiguisée, il l’enfonce dans toute sa longueur dans le tissue cellulaire sous la peau ; ou bien il percera d’abord la peau avec l'alène et y insérera l'aiguille dans la 1 piqûre et finira par injecter le fluide en la retirant lentement. L'avantage qu'il y a dans ae la première position est que l'animal, en étant piqué cherche à s'éloigner de l'opération, et bien souvent l'aiguille est ainsi brisée, tandis que dans l’autre position il cherche plutôt à se rapprocher de l'opérateur.

Le meilleur temps pour faire l'épreuve. —On peu commencer à faire les injections immédiatement après avoir pris les températures normales, vers neuf heures du soir. » | ©

Température après l'injection.—Commencez à prendre la température à 6 heures Île lendemain matin et continuez toutes les 3 heures jusqu’à ce qu'elle redevienne normale, S'il y a des tubercules présents, il y aura une hausse dans la température, qui atteindra son maximum ordinairement vers midi, quelquefois plus tard, et généralement elle diminue graduellement pour vingt-quatre heures quand elle redevient normale encore.

L'élévation de la température n’est pas un signe de l'étendue de la maïadie: Quelquefois la réaction indique une haute température, quand les examens post mortem ne démontrent que très peu de maladie.

Une élévation de température de deux degrés ou plus est un signe de tuberculose. | Dans les troupeaux tuberculeux un degré et demi est aussi un signe de maladie, mais D | | à cette température chez un seul individu dans un troupeau, n’est qu'un soupçon, et suggère une nouvelle épreuve après trente jours.

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