‹ La tuberculose chez les bêtes à cornes [microforme]Chapitre 7 sur 14 · LAIT DANGEREUX · texte numérisé non relu

LAIT DANGEREUX

La violence du virus de lait obtenu d'animaux malades, surtout quand le pis est affecté, a été clairement mise en évidence, Le lait est dangéreux même quand le pis n’est pas affecté spécialement. [1 communiquera la maladie même quand il sera atténué par de grandes quantités d'autre lait ; aux crèmeries et fromageries le petit lait (whey) est aussi dungereux.

Les germes demeurent actifs dans le lait écrémé et le petit lait, et peuvent causer la maladie chez les veaux qui s'en nourrissent. Le lait obtenu des crèmeries dans des districts où la tuberculose existe, devrait être exposé pendant une dizaine de minutes à une température de 160° F. avant d’être donné aux veaux, autrement des bacilli vivants peuvent entrer dans l’estamac et de là dans le système lymphatique et propager ainsi les germes de la maladie. Comme mesure de précaution le lait de vaches tuberculeuses ne devrait pas être reçu aux crèmeries ou aux fromageries. Tout le lait écrèmé ou le petit lait devrait être exposé à une température de 160° F., pour dix minutes avant d’être livré aux cultivateurs pour être donné aux veaux ou aux cochons. A moins de prendre ces précautions les crèmeries et les fromageries peuvent devenir des centres de propagation de cette maladie dans des troupeaux sains. Le lait provenant de vaches tuberculeuses, est une source fréquente de propagation de la maladie des animaux aux hommes, et surtout aux enfants et aux personnes faibles et âgées. La viande d'animaux malades est aussi dangereuse, quoiqu'elle puisse être stérilisée par la chaleur.

PREVENTION DE L'INTRODUCTION.

Voyez d’abord que vos animaux soient entièrement exempts de la maladie,

Ne donnez pas entrée dans votre étable à aucun animal avant d’être bien positivement certain qu'il est, au delà de tout doute, dans un état de santé.

Soyez le propriétaire de votre taureau. Votre voisin peut être très obligeant, mais s'il est indifférent à l'égard de la santé de son troupeau, vous pouvez encourir des dommages irréparables en acceptant les services gratuits de son taureau, si l’amimal se trouve infecté de cette maladie tuberculeuse.

Et réciproquement, ayez bien soin, si vous avez un taureau, qu'on ne lui amène pas des vaches tuberculeuses à servir.

Ne permettez jamais à une personne consomptive de prendre le soin de vos animaux ; prenez bien garde de ne pas vous tromper sous ce rapport-là.

Vos étables doivent être bien éclairées, presqu'aussi éclairées qu’au grand jour : les germes de cette maladie ne vivent pas à la lumière du soleil.

L'air pur et en grande quantité est essentiel à la santé ; on ne peut pourvoir à cela qu’en donnant beaucoup d'espace ; que votre étable soit spacieuse.

De bons égouts sont essentiels à la pureté de l'air, car sans eux l'air doit s’impregner des émanations qui s'échappent des fumiers et urines des animaux ainsi que des ma tières végétales avec lesquelles elles sont mélangées.

Egouttez bien vos bâtisses et faites-les d’une manière complète,

La bonne ventilation est un objet très important. Par un système convenable de ventilateurs, l'air impur est remplacé par l’air pur, et l'oxygène qui est continuellement consumé dans l'acte de la respiration est renouvelé, sans quoi il deviendrait impropre à supporter la vie animale.

Un changement continuel de l’air, dans les bâtisses occupées par les animaux, est absolument nécessaire pour sauvegarder leur santé,

Durant l'été, les bâtisses sont ordinairement bien aérées, les portes et les fenétres étant généralement laissées ouvertes ; c’est durant l'hiver lorsque les animaux sont établés qu'ils scaffrent des effets d’une mauvaise ventilation.

Une ventilation convenable pourvoit à l'admission de l'air pur et à la sortie de l'air inpur. En général les architectes ruraux ne font pas de calculs pour ces détails.

L'air peut être admis par des ouvertures faites près du plancher et par des fenêtres pendues au bas et retombantes en dedans. Les ventilateurs sont ordinirement trop étroits. Presque toutes les bâtisses demandent des ventilateurs de 3 pieds carrés et espacés de 20 pieds dans l'allée du milieu de l’étable. Le ventilateur devrait être divisé en deux par une cloison s'étendant du haut jusqu’à près de 3 pieds du plafond ; l’ouver-

ture en étant ouverte ou fermée au besoin au moyen de cordes courantes sur des poulies.

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