CONCLUSIONS
Les statistiques nous apprennent que la Bretagne est la région de France où la mortalité par tuberculose est la plus élevée.
Le taux de mortalité pour toute la France est de 128 (année 1934) pour 100.000 habitants, il est de 229 pour les Côtes-du-Nord, 222 pour le Morbihan, 216 pour le Finistère; ces proportions seraient encore plus
élevées si on tenait compte des décès déclarés sans cause spécifiée.
Les raisons qui président à ces taux élevés sont multiples :
Raisons ethniques, car l’histoire épidémiologique nous apprend que les races celtiques, dont les Bretons descendent, semblent particulièrement sensibles à la tuberculose, quelles que soient les régions où leurs groupements se soient fixés: Bretagne, Pays de Galles, Irlande, Ecosse.
Raisons épidémiologiques, car les Bretons forment essentiellement un peuple de marins et d'agriculteurs; les contacts avec les tuberculeux des grandes villes ne se sont faits que lentement, de sorte qu’une grande partie de la population est dépourvue d’une immunité ancestrale à l’égard de l’infection tuberculeuse.
Raisons hygiéniques où se mêlent les dangers du taudis rural, de l'ignorance, du manque d'hygiène
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générale dont le danger est d’autant plus grand qu’il s’agit le plus souvent de familles très nombreuses.
Raisons climatiques et autres, etc...
Devant de pareils faits, la lutte antituberculeuse requiert une grande activité de la part de tous les organismes : dispensaires, sanatoria, preventoria, œuvres de placement pour les enfants. Cette activité est d'autant plus impérieuse que les résultats à en attendre visent non seulement la rétrocession de la tuberculose, mais encore concerne le problème de la natalité, puisque les Bretons sont restés prolifiques.
L’accroissement des organismes doit se faire surtout sentir dans les milieux ruraux où la propagande éducative a encore un grand champ d’activité.
Vu: Le Président de Thèse, Vu: Le Doyen, F. BEZANÇON. M. TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer:
Le Recteur de l'Université de Paris, G. Roussy.