SIGNES PHYSIQUES
Inspection. — Dès le premier examen, on est frappé par l'aspect anormal de l'épaule atteinte. L'examen doit toujours être pratiqué, le malade étant nu jusqu'à la ceinture et comparativement avec le côté sain. D'emblée, on constate l’asymétrie évidente des deux épaules. L'épaule malade est, en effet, volumineuse, déformée dans ses reliefs normaux. Cette tumeur est située sur le côté externe de l'épaule, au-dessous du deltoïde, qu'elle soulève en masse. Le sillon deltopectoral est parfois occupé par un prolongement de cette masse qui fait saillie à ce niveau. Un prolongement analogue peut se voir également au bord postérieur du muscle. La peau est normale, ni rouge, ni hypervascularisée. Aucun trouble inflammatoire, pas d'œdème. Le bras a conservé son volume normal et
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en faisant contracter les muscles, on constate qu’ils ne sont le siège d'aucune atrophie.
Palpation. — C’est elle qui est à la base du diagnostic et qui renseigne sur tous les caractères de cette tuméfaction dont nous venons de constater la
présence.
Tumeur. — C’est une masse sous-deltoïdienne sentie à travers l’épaisseur du muscle, Son volume est variable, de celui d’un œuf de poule à celui d’un gros rein. Ses limites sont nettes, faciles à apprécier. Elie est généralement mobile. Pour apprécier comme il convient ce dernier caractère, le bras doit être mis dans la position de relâchement. On s’aperçoit alors qu’elle glisse sur le plan profond et si l’on fait contracter le deltoïde, on constate son indépendance. Cette attitude permet en outre d'apprécier la consistance, La masse sous-deltoïdienne est parfois moile, fluctuante, parfois tendue, rénitente. On à quelquefois le bruit de chaînons caractéristique des synovites à grains riziformes. Mais, dans la plupart des cas, où cette sensation est notée, on avait affaire à des bourses séreuses déjà ponctionnées, et au niveau desquelles les sensations tactiles étaient facilitées par la vacuité relative de la séreuse.
L'examen physique permet de compléter les signes fournis par la palpation et montre le retentissement discret de cette affection sur les organes voisins.
Les muscles n’ont rien perdu de leur mobilité et de leur contractilité. L’articulation scapulo-humérale